400 000 enfants se partageaient entre les deux domiciles de leurs parents en 2016 selon une étude de l'INSEE. Le chiffre a doublé en 6 ans. Un mode de garde néanmoins peu privilégié dans les familles les plus modestes et certains départements franciliens et ultra-marins.

En 2016 en France, 400 000 enfants alternent entre les deux domiciles de leurs parents séparés
En 2016 en France, 400 000 enfants alternent entre les deux domiciles de leurs parents séparés © Getty / Catherine Falls Commercial

Bénédicte a démarré la garde alternée de son garçon de 5 ans à la rentrée dernière : "On récupère notre enfant le vendredi soir en fonction de notre tour. Nous habitons à a peu près un quart d'heure de trajet en vélo l'un de l'autre. Mon fils est scolarisé dans une école plus près de mon domicile. Il met à peu près une demi-heure pour rentrer quand il est chez son papa" détaille la trentenaire.  

Le couple parisien n'a pas tergiversé longtemps pour choisir ce mode de garde : "L'un comme l'autre on avait besoin de voir régulièrement notre enfant et aussi d'avoir cette bouffée d'oxygène où on peut bosser à 400% la semaine où on n'a pas notre garçon. Cela nous permet de respirer un peu car quand on l'a, c'est plus impactant en terme d'organisation". 

En revanche, sa mise en place a été plus compliquée. Tout le monde a dû déménager en proche banlieue alors qu'ils occupaient un grand appartement dans le centre de Paris : "Pour des raisons évidentes, les logements à Paris sont de plus en plus chers. Quand j'ai regardé, très concrètement, ce que je pouvais louer avec mon salaire, c'était un une pièce. Donc j'ai fait le choix de quitter le centre de Paris pour pouvoir avoir deux chambres."   

Selon l'étude INSEE, à Paris 2,2% des enfants sont en garde alternée contre 2,7% sur tout le territoire. De manière générale, les départements franciliens et ultramarins ont un pourcentage plus faible d'enfants en résidence alternée. À l'inverse, ce mode de garde est un peu plus plébiscitée dans l'Ouest de la France et notamment la Nouvelle Aquitaine (3,9% en Dordogne et dans les Pyrénées-Atlantique).   

Un mode de garde que Bénédicte ne regrette pas malgré la baisse de son niveau de vie : "À l'évidence, tout le monde ne peut pas se le permettre financièrement ", reconnait la cadre, "Je pense que c'est aussi pour cela que certains couples, et même si les mœurs ont évolué, ne se séparent pas.

Selon l'étude de l'INSEE, seulement 11% des enfants vivant en garde alternée sont issus de ménages pauvres

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