Moustiques sur un mur
Moustiques sur un mur © MaxPPP/Dominique André

Le 25 avril c’est la journée internationale de lutte contre le paludisme. Chapeautée par l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé l’éradication de cette maladie parasitaire est une priorité de santé publique car elle est un risque pour près de la moitié de la population mondiale. Deux axes d’éradication sont prometteurs : un vaccin et un nouveau traitement du sang pour les transfusions.

Un vaccin, le Mosquirix déjà testé à grande échelle

Le vaccin RTS S/AS01 connu sous le nom de Mosquirix a été recommandé pour des tests par l’OMS en 2015. Le laboratoire GSK (GlaxoSmithKline) a conduit les essais dans sept pays africains sur des bébés très jeunes, de 6 semaines à 17 mois. Plus ils sont petits, moins le vaccin fonctionne. Ainsi le vaccin s’est montré efficace sur plus de la moitié des enfants de 5 à 17 mois et seulement sur 30% des nourrissons de 6 à 12 semaines.

Des tests encourageants pour détruire les germes du paludisme dans le sang

C’est au Ghana que le premier test sur des humains a été conduit. 28 patients ont reçu des transfusions traitées aux UV et à la vitamine B2. Un seul patient a contracté la maladie. Alors que sur les 37 patients ayant reçu du sang non traité, huit ont contracté le paludisme. Les chercheurs à l’origine de la découverte ont publié leurs résultats de recherche dans the Lancet, la revue médicale anglaise de référence.

Ce nouveau traitement du sang est important car, estime le professeur de l’université de Cambridge Jean-Pierre Allain , beaucoup de porteurs du parasite du paludisme ne se savent pas atteint : ils n’ont pas de symptômes alarmants. De plus, explique le professeur qui a participé à l'étude, au Ghana, le pays test du traitement du sang, la moitié des donneurs sont porteurs du paludisme. En Afrique ce nouveau traitement du sang est révolutionnaire. La grande majorité des transfusions se font avec du sang entier et non décomposé en plaquette et plasma.

L'utilisation des rayons UV et de lavitamine B2 pourrait même être plus large. Des tests en laboratoire ont permis de montrer que leur utilisation contribue à désactiver des agents pathogènes du Sida, des hépatites B et C et ceux d'Ebola et du Zika.

438 000 personnes sont mortes l'an dernier du paludisme

214 millions de cas de paludisme en un an, c'est le bilan dressé par l'OMS en 2015. L’Organisation Mondiale de la Santé estime également que 438 000 personnes sont mortes des suites du paludisme. 82% des victimesde cette infection parasitaire sont des enfants de moins de cinq ans.

Le continent africain est le plus touché par cette maladie transmise par les piqures de moustique mais aussi par le manque d'hygiène. La proportion des transmissions par les piqures de moustiques et par les transfusions sanguines n'est pas connue. Le continent africain est le plus touché par le paludisme mais l'Asie, l'Amérique Latine et le Moyen Orient sont aussi concernés par la guerre contre le paludisme. 95 pays en tout, soit près d'un tiers des pays du monde.

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