Les   migrants   de la "jungle" de Calais ont gagné un peu de répit.
Les migrants de la "jungle" de Calais ont gagné un peu de répit. © MaxPPP

Les migrants de la "jungle" de Calais ont gagné un peu de répit. Le tribunal administratif de Lille ne statuera que mercredi sur le référé introduit pour tenter empêcher l’évacuation.

Le recours, suspensif, a été déposé selon leur avocate par 250 migrants et dix associations.

La décision "ne sera pas aujourd'hui", a tranché le tribunal. La juge doit rendre une ordonnance motivée, ce qui suppose quelques jours pour la rédiger. Ce document devrait être prêt mercredi, voire jeudi.

Comme le référé étant suspensif, l'Etat ne peut commencer à faire évacuer le camp pour le moment.

"On poursuit, et même on intensifie les maraudes sociales pour convaincre les migrants que nous avons de meilleures solutions d'hébergement que dans le camp de la Lande" lequel "ne peut en aucun cas être un projet de vie", souligne la préfecture.

Des centres d'accueil et d'orientation (CAO), ont ouvert depuis septembre. L’Etat accueille désormais près de 2.700 migrants, venant principalement de la "jungle".

Pour les associations, ce n’est pas une solution. "Il s'agit d'une violation des droits fondamentaux des migrants. Les solutions proposées ne sont pas du tout adaptées à leurs besoins. Il faut qu'ils puissent rester ici en attendant que d'autres solutions soient trouvées", explique Me Julie Bonnier, qui a introduit ce référé.

La juge Quemener est allée au camp de la Lande où elle a visité une église et la Centre d'accueil provisoire (CAP).

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