Les médecins protestent contre la loi santé
Les médecins protestent contre la loi santé © maxppp

C'est ce mardi que débute la discussion sur le projet de loi santé de Marisol Touraine à l'Assemblée nationale. Un projet qui a poussé les médecins libéraux dans la rue depuis plusieurs mois, notamment sur la question du tiers-payant généralisé. Mais c'est loin d'être le seul changement promis par le texte...

Le débat est principalement concentré sur le fameux tiers-payant généralisé, qui permettra aux patients de ne plus avancer d'argent chez le médecin dès 2017. Une mesure qui cristalise la colère des médecins libéraux, qui appellent ce mardi à une journée "santé morte", comme un baroud d'honneur.

Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF, le principal syndicat de médecins, espère être entendu par les députés

Au-delà du tiers payant, il ne faut pas oublier que cette loi de santé est avant tout un fourre-tout de mesures. Les médecins ont organisé un nouveau rassemblement devant le Palais Bourbon à quelques heures du début de la discussion parlementaire.

Solenne Le Hen a assisté à la manifestation

Il y a d'abord un gros volet sur lalutte contre le tabac : le texte prévoit d'interdire de fumer dans une voiture en présence d'un enfant, d'interdire le vapotage dans certains lieux publics, mais aussi de mettre en oeuvre pour les paquets de cigarette une présentation neutre, uniforme, quelle que soit la marque.

Les buralistes comptent d'ailleurs battre le pavé parisien sur ce sujet ce mardi, Frédéric Bourgade

Autres projet de ce texte, le don d'organe. Il deviendra la règle en cas de décès, sauf si vous avez signifié votre refus ou si vos proches s'y opposent.

De nombreux ajouts à venir

L'expérimentation de salles de shoot est aussi évoquée, tout comme les actions de groupe dans le domaine de la santé, sur les emballages des aliments, des logos de couleurs sur la qualité nutritionnelle. Mais aussi la fin de l'interdiction des soins funéraires pour les séropositifs décédés .

Mais le projet, déjà très complet, est loin d'être définitif : il faut aussi ajouter les amendements, 1 700 au total ont été déposés. On y trouve pêle-mêle :

  • la suppression du délai de sept jours de réflexion avant une IVG
  • le droit à l'oubli auprès des assureurs pour les anciens malades de pathologies graves
  • un âge maximum d'exercice pour les médecins à l'hôpital, fixé à 72 ans

L'examen promet d'être long et complexe, et de susciter des débats parfois acerbes.

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