Cérémonie à Bordeaux ce samedi, ancien deuxième port négrier après Nantes
Cérémonie à Bordeaux ce samedi, ancien deuxième port négrier après Nantes © IP3 PRESS/MaxPPP

Le maire FN de Villers-Cotterêts (Aisne) "devrait s'honorer" de célébrer l'abolition de l'esclavage, a déclaré ce samedi François Hollande lors de la journée nationale en mémoire des esclaves, à laquelle l'élu frontiste a refusé de s'associer.

Plusieurs centaines de personnes ont défié le maire Franck Biffaut, ce samedi, en se réunissant devant la maison du général Alexandre Dumas (père de l'écrivain), né esclave à Saint-Domingue, et devenu le premier général d'origine afro-antillaise.

Pour les manifestants, le maire FN de la ville, Franck Biffault, a commis une faute en décidant de ne pas organiser de cérémonie. Reportage sur place de Sébastien Paour.

"Aujourd'hui, tout le monde devrait célébrer le général Dumas, notamment le maire qui devrait s'honorer (...) de célébrer un des citoyens les plus illustres de sa ville", a estimé, pour sa part, François Hollande sur Public Sénat et France Ô.

L'esclavage "contre nature" pour Alain Juppé

Alors que sa commune organisait depuis 2007 des cérémonies chaque 10 mai, Franck Briffaut avait annoncé peu après les municipales qu'il ne ferait rien cette année, et avait dénoncé "une auto-culpabilisation permanente". Des associations antiracistes avaient alors fustigé "des propos dangereux".

Cette journée a donné lieu à des rassemblements un peu partout en France. À Nantes, une centaine de personnes ont jeté des bouquets de fleurs dans la Loire, à l'endroit d'où partaient des bateaux du commerce triangulaire.

À Bordeaux, deuxième port négrier après Nantes, le maire UMP Alain Juppé a jugé l'esclavage "contre nature" et estimé que "le travail de mémoire devait être poursuivi".

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