[scald=22357:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Anne Mansouret, la mère de Tristane Banon, la Française qui accuse Dominique Strauss-Kahn de tentative de viol, a été entendue mercredi par la police française, a-t-on appris de source judiciaire.

Conseillère régionale socialiste dans l'Eure, Anne Mansouret a regretté après l'arrestation de l'ex-directeur général du FMI à New York avoir dissuadé sa fille de porter plainte juste après l'agression présumée, il y a huit ans.

La Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDT) a déjà entendu lundi dernier Tristane Banon, journaliste et écrivain de 32 ans.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur sa plainte, un autre dossier embarrassant pour l'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), également poursuivi aux Etats-Unis pour tentative de viol.

Tristane Banon affirme que les faits présumés se sont déroulés en février 2003 lors d'une rencontre avec Dominique Strauss-Kahn dans le cadre de la rédaction d'un livre.

Une heure après la fin de l'audition de la jeune femme, lundi dernier, des policiers se sont rendus sur les lieux de l'agression présumée, au 13, rue Mayet dans le VIe arrondissement de Paris, selon Lepoint.fr.

Les fonctionnaires ne disposant pas de tous les codes d'entrée, ils n'ont pu accéder qu'aux boîtes aux lettres mais devaient rapidement entendre les propriétaires ou occupants des lieux, précise l'hebdomadaire.

La prescription pour tentative de viol est de 10 ans et le délai n'est donc pas encore épuisé, soutient la plaignante.

David Koubbi, l'avocat de Tristane Banon, a déclaré que la plainte contre l'ancien directeur général du FMI, également accusé de tentative de viol à New York, se fondait sur des "éléments matériels" qu'il n'a pas voulu détailler.

Dès l'annonce de la plainte de Tristane Banon, Dominique Strauss-Kahn a fait déposer plainte pour dénonciation calomnieuse par ses avocats français.

Mais celle-ci ne sera pas traitée sur le fond tant que l'affaire Banon ne sera pas élucidée, selon les avocats des deux parties.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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