Affaire franco-belge pendant toute la première partie de sa vie, le Tour s'est timidement offert à quelques Hollandais ou Luxembourgeois, puis a vu arriver Italiens et Espagnols. Et dans la seconde partie du 20ème siècle, il est vraiment devenu mondial.

1950 L'Afrique du Nord au guidon

La course se dispute par équipes nationales (avec 2 équipes pour les grandes nations comme l'Italie et la Belgique) ou, pour les formations françaises, régionales. ne équipe française baptisée "Nord Afrique", concourt donc avec celles de l’Ile de France ou du Sud-Est. Elle va s’illustrer non grâce à la victoire de Marcel Molines dans la 13ème étape entre Perpignan et Nîmes mais par l’abandon, dans la même étape et sous une chaleur caniculaire, de son équipier Abdel-Kader Zaaf désaltéré par des spectateurs… avec du vin local !

1961 Tour de l’Avenir, l'avenir du Tour

La course se dispute toujours par équipes nationales. Mais il se voit adjoindre un « petit frère », le Tour B autrement appelé « Tour de France de l’Avenir ».L’idée est, dans l’ombre du Tour, d’offrir aux amateurs la possibilité de capter une partie de la notoriété des professionnels. Pas spécialement pour permettre l’éclosion de nouveaux talents, mais plutôt pour voir à l’œuvre les coureurs des pays de l’Est.Leur statut amateur leur interdisait jusqu’alors de s’aligner dans le Tour.

### 1985 La mondialisation en marche Médiatisation planétaire, retombées commerciales mondiales pour firmes multinationales, le Tour commence à parler toutes les langues au début des années 80.Et l’avènement survient en 1985, avec la première étape remportée par un citoyen des Etas-Unis, Greg LeMond (par ailleurs vainqueur du classement combiné), le maillot vert du classement par points sur les épaules du sprinter irlandais Sean Kelly et celui à pois du classement de la montagne endossé par le Colombien Luis Herrera.Un Français, Bernard Hinault l’emporte, mais un page est clairement en train de se tourner. ### 2008 La mondialisation comme une évidence Le peloton est définitivement cosmopolite : les Américains (du Sud et du Nord) ont été rejoints par des Russes et des Kazakhs. On trouve même des Australiens et seul le continent africain reste peu représenté.L’occasion de se rendre compte de l’universalité du cyclisme, pas encore au niveau de celle du football ou de l’athlétisme. Dans un monde devenu village, la convergence des intérêts économique et sportif est une évidence.Et un sujet de docte débat, comme dans "A plus d'un titre" sur France Culture pendant le Tour 2008.
### En Belgique, le vélo est une religion, Eddy est son prophète Sport mondialisé bien sûr, émergence de nouveaux pays, sans doute, pourtant, les racines du cyclisme resteront à tout jamais européennes. Et au nombre de champions par habitants, la Belgique restera difficile à détrôner : avec 18 victoires, les Belges ne sont devancés que par les Français (36) beaucoup plus nombreux, et naturellement majoritaires durant les premières éditions.Voyage au cœur du plat pays où le cyclisme est une réligion.
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