Les données mises en ligne chaque semaine par l'Insee permettent de suivre l'évolution du nombre de décès, qu'ils soient liés ou non au virus. Pour le mois de mars 2020, on remarque pour le département du Haut-Rhin et les régions Grand Est et Île-de-France une hausse importante de la mortalité par rapport à mars 2019.

Vue aérienne d'un cimetière à Bodeaux le 4 avril 2020
Vue aérienne d'un cimetière à Bodeaux le 4 avril 2020 © AFP / NICOLAS TUCAT

Les dernières données publiées par l'Insee le 10 avril, concernant les décès enregistrés entre le 1er et le 30 mars 2020, montrent une légère hausse des décès par rapport à 2019, sur la même période, passant de 52.011 à 57.441 ( 9,4 %). Pour autant, difficile d'attribuer directement cette augmentation à l'épidémie, puisqu'en 2018, il y avait eu 58.641 décès.

Ces mêmes précautions de lecture s'appliquent aux évolutions dans les départements et régions d'une année à l'autre. Mais des disparités très nettes apparaissent.

Au niveau départemental, la mortalité a plus que doublé dans le Haut-Rhin ( 128%) d'une année sur l'autre. C'est bien simple, aucun autre département n'atteint un tel niveau de surmortalité. Le plus proche, la Seine-Saint-Denis, a enregistré une hausse de 62 %.

Une évolution encore plus accentuée dans les Ehpad, qui ont enregistré dans le Haut-Rhin trois fois plus de morts en mars 2020 qu'en mars 2019 ( 231 %).

Toutefois au niveau national, contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, la mortalité dans les établissements pour personnes âgées augmente à peu près autant que pour l'ensemble de la population (environ 12 % de morts en plus entre mars 2019 et mars 2020 dans les Ehpad de France, contre 10 % de morts en plus sur la même période sur tout le pays).

Deux régions enregistrent une surmortalité particulièrement importante : le Grand Est et l'Île-de-France, avec plus 39% de décès supplémentaires enregistrés par rapport au mois de mars 2019.

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