Cérémonie de bienvenue dans la nationalité française à Mulhouse
Cérémonie de bienvenue dans la nationalité française à Mulhouse © Maxppp / Dom Poirier

Manuel Valls a présenté aujourd'hui un dispositif pour faciliter les naturalisations. Elles devraient donc être plus nombreuses dans les mois qui viennent après une baisse drastique sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Le nombre de naturalisations avait en effet baissé de moitié après le durcissement engagé lors de la seconde moitié du quinquennat précédent.

Depuis, un premier décret publié en octobre dernier a déjà produit ses effets puisque le taux de propositions favorables, qui était de 40% en 2012, atteint 61% aujourd'hui, a souligné la porte parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.

Une hausse dont se réjouit Pierre Henri, le directeur général de l'association France Terre d'Asile (invité du journal de 18h d'Angélique Bouin).

Selon le compte rendu du Conseil des ministres, les naturalisations avaient été divisées par deux entre 2010 et 2012 (près de 95.000 décrets en 2010, 46.000 en 2012).

Harmoniser les pratiques des préfectures

Critiqué dans son propre camp pour ses propos visant le regroupement familial, Manuel Valls avait mis en avant lors de l'université d'été du PS, le week-end dernier à la Rochelle, sa réforme de la naturalisation.

Pour parfaire le dispositif amorcé en octobre dernier, le ministre de l'Intérieur a présenté mercredi un décret visant à harmoniser les pratiques des préfectures, un rapport de l'inspection générale de l'administration ayant fait état de taux de refus pouvant varier de 10 points d'un site à l'autre.

En vue de créer des "pôles de compétence", le décret prévoit d'expérimenter trois "plateformes régionales" pour l'instruction des dossiers : à Nancy pour la Lorraine, Besançon pour la Franche-Comté (dès le 1er septembre) et Beauvais pour la Picardie (au 1er janvier).

Un autre décret est appelé à clarifier le contrôle du niveau de langue française et de connaissance des institutions requis par les candidats à la naturalisation.

François Hollande a souligné "combien ces mesures étaient utiles pour faire en sorte que la naturalisation devienne à nouveau l'aboutissement d'un parcours d'intégration", a rapporté Najat Vallaud-Belkacem lors du compte rendu du conseil des ministres.

Le Front national furieux

Le Front national juge l'objectif affiché par le ministre de l'Intérieur "désastreux" avec le retour "à près de 100.000 naturalisations par an" après une baisse conjoncturelle en 2012.

"C'est donc un nouveau quinquennat d'immigration massive qu'on annonce aux Français, ce qui est parfaitement irresponsable vu les dégâts que provoque l'immigration de masse sur notre économie, le niveau des salaires en France, notre identité et notre sécurité collective", écrit le FN dans un communiqué.

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