Les habitants de Nouvelle-Calédonie sont invités à se prononcer par référendum sur l'indépendance de l'archipel ou leur maintien en France. Les premiers résultats devraient être connus dimanche dans la matinée (heure de Paris).

Depuis 30 ans, Matignon et Nouméa œuvrent pour l'autonomie de l'archipel, alors que la Nouvelle-Calédonie est sur la liste des pays à décoloniser depuis 1986.
Depuis 30 ans, Matignon et Nouméa œuvrent pour l'autonomie de l'archipel, alors que la Nouvelle-Calédonie est sur la liste des pays à décoloniser depuis 1986. © AFP / Theo Rouby

Les habitants de Nouvelle-Calédonie se rendent dans les urnes à compter de 8h ce dimanche (22h ce samedi, heure de Paris) pour décider de son indépendance ou de son maintien au sein de la France.

Un référendum qui est le fruit de 30 ans d'accord et de travail qui ont déjà permis à l'archipel une large autonomie, grâce aux discussions entre Nouméa et Matignon. 

Mais tous les Calédoniens ne pourront pas voter ce dimanche, le corps électoral qui compose ce référendum est unique, voire historique. Ils seront quelque 174 000 électeurs contre 210 000 habituellement pour les élections générales.

Les habitants nés ou installés après 1994 privés de vote

Le corps électoral a donc été adapté, pour respecter au mieux les équilibres des accords de Nouméa. Principaux critères : être né en Nouvelle-Calédonie ou y être installé avant 1994. Les Kanaks qui se déclarent comme tels sont minoritaires : environ 80 000 inscrits pour 94.000 électeurs relevant du droit commun.

L'État a également imposé des règles plus strictes pour les procurations et pour la première fois installé des bureaux délocalisés à Nouméa, pour ceux originaires des îles qui ne pourraient pas voter dans leur bureau d’origines.

Les 284 bureaux seront surveillés par des délégués de la commission de contrôles venus de métropole. L’ONU a également mandaté treize experts, car la Nouvelle-Calédonie est inscrite depuis 1986 sur la liste des pays à décoloniser.

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