Najat Vallaud-Belkacem, septembre 2014.
Najat Vallaud-Belkacem, septembre 2014. © ETIENNE LAURENT/epa/Corbis

La ministre de l'Éducation nationale dévoile ce mardi matin son plan pour remettre la mixité sociale au cœur de la carte scolaire "nouvelle version". Pour commencer, une expérimentation dans 17 départements pilotes permettra de mieux équilibrer les profils sociaux.

Quelles pistes pour réformer la carte scolaire ? Le sujet est extrêmement sensible et Najat Vallaud-Belkacem, déjà très attaquée sur ses précédentes réformes, le sait bien. La réforme viendra, mais pour l'instant l'heure est aux tests : dans 17 départements sélectionnés, des zones multi-collèges seront créées . Des départements tous volontaires, et dirigés aussi bien par la droite que par la gauche. À l'intérieur, les familles seront réparties selon leur profil social.

► ► ► CARTE INTERACTIVE | Les 17 départements où l'expérimentation va se dérouler

**Cette réforme est très attendue par les nombreux collectifs de parents d'élèves** créés ces derniers mois un peu partout (de la Seine Saint-Denis à l'Hérault en passant par Créteil, Reims, ou Marseille), et qui viennent de se constituer en réseau national. **Le reportage de Claire Chaudière**
Pour eux, la ségrégation scolaire s'est accentuée ces dernières années, grâce aux stratégies dites d'"évitement" de certains établissements... **Et c'est la société toute entière qui en paye le prix.** Pour Denis, du collectif "Apprendre ensemble" dans le XVIIIe arrondissement de Paris, on coupe l'école de la réalité de son quartier ou de sa ville. > Les parents se débrouillent pour que leurs enfants ne soient pas dans l'établissement de leur lieu de résidence, à grands coups de fausses adresses, de dérogations... **Ça donne des écoles qui ne sont pas le reflet de la population qui vit dans les rues aux alentours.** Quelque chose d'artificiel où l'on sépare les plus aisés des plus pauvres, qui seraient forcément mauvais élèves. Des parents qui espèrent être associés à l'expérimentation menée par le gouvernement, pour que les grandes ambitions disent-ils ne s'évanouissent pas à l'approche d'enjeux électoraux.
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