Le réchauffement climatique est en train de s'emballer, selon les chercheurs. Dernière étude en date : celle d'une équipe internationale qui annonce un point de rupture, où le réchauffement est tel qu'il entraîne un effet domino, sans retour en arrière possible.

La Terre subit un effet "planète serre", qui va la transformer en étuve
La Terre subit un effet "planète serre", qui va la transformer en étuve © AFP / ABDULHAMID HOSBAS / ANADOLU AGENCY

Ce mardi matin, Nicolas Hulot, ministre de la Transition énergétique, l'a dit : "On n'est plus dans une situation de crise mais dans une situation permanente". Le réchauffement climatique est en train de s'emballer, comme le montre notamment une étude récente qui évoque un effet domino : le thermomètre monte, la glace fond, les forêts dépérissent, bref, ça va mal.

En 2015, l'accord de Paris avait fixé un engagement sur une limitation de la hausse des températures par rapport au début de l'ère industrielle à 2°C, et même, si possible, 1,5°C. Hélas, depuis fin 2015, les études s'accumulent pour dire à quel point cette limite sera difficile à tenir

Un effet "planète serre"

Dans les comptes-rendus de l'académie des sciences américaines, où universitaires américains et européens publient, le constat reste alarmant : la Terre est sur le point d'atteindre le point de rupture. Cela signifie que même si les émissions de gaz à effet de serre diminuaient, la terre va se transformer en étuve. 

Ce scénario est baptisé par les chercheurs "hothouse earth", que l'on pourrait traduire par "planète serre" : il montre que le réchauffement climatique, même limité à 2°C, a des effets dominos qui, au final, aboutissent à une stabilisation mondiale moyenne de +4 ou +5°C

Cet effet domino commence par un effet boomerang : avec le réchauffement climatique, les calottes polaires fondent comme les glaciers. La surface enneigée et blanche, qui renvoie une partie du rayonnement solaire dans l'atmosphère, diminue et donc l'effet réfléchissant diminue aussi. 

Abriter un seul milliard d'humains

Autre exemple : le niveau des mers monte de 10 à 60 centimètres. Les océans se réchauffent, tout comme le pergélisol, ces sols qui restent gelés toute l'année. Et en fondant, ils libèrent du méthane, puissant gaz à effet de serre. Autre signal alarmant : les forêts, véritables puits de carbone, qui dépérissent et stockent moins de ce gaz, qui lui aussi se retrouvent dans l'atmosphère. 

Si l'on en croit ces études et ce scénario catastrophique, la Terre ne pourrait plus abriter aujourd'hui qu'un milliard d'humains, contre sept aujourd'hui. Seule bonne nouvelle : on sait ce qu'il faut faire. Reste à l'appliquer, aussi bien collectivement qu'individuellement. 

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