Des dizaines de milliers de personnes ont participé samedi à Paris à la Marche des fiertés pour fêter la loi Taubira sur le mariage pour tous adoptée il y a deux mois et mettre en avant les combats à venir. Au coeur des revendications : la PMA.

PMA pour toutes, luttons contre le sexisme et la lesbophobie !

Environ 90 chars hauts en couleur ont emmené le cortège de Montparnasse à la place de la Bastille où un concert était prévu. 500 000 personnes sont attendues pour une journée "festive et revendicative".

Les deux premiers mariés homosexuels, Vincent Autin et Bruno Boileau, ont fait le déplacement, ainsi que plusieurs personnalités politiques de gauche, comme le maire PS de la capitale, Bertrand Delanoë

Vincent : "Il faut continuer à se battre, nous défendons une société moderne de la société française."

__ ### La PMA au coeur des revendications
des dizaines de milliers de personnes réunies à la marche des fiertés à paris
des dizaines de milliers de personnes réunies à la marche des fiertés à paris © reuters
Les associations ont choisi pour mot d'ordre "Allons jusqu'au bout de l'égalité" et placent l'ouverture de la Procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes et le droit des transexuels au coeur des nouvelles revendications. Les manifestants dénoncent également la discrimination au quotidien, jugeant qu'en dépit de l'avancée des droits, "il y a toujours des stéréotypes et des préjugés qui sont très ancrés, même si c'est le fait d'une minorité". Les associations regrettent que la PMA se soit retrouvée sur le bas-côté de la loi sur le mariage pour tous. Elle est depuis conditionnée à un avis du Comité national consultatif d'éthique attendu à l'automne. L'Inter LGBT comme le collectif "Oui oui oui" veulent peser pour que la PMA fasse partie du projet de loi sur la famille annoncée pour l'automne par le gouvernement. Concernant les transexuels, l'Inter-LGBT et ID-Trans se félicitent de l'avis rendu jeudi par la Commission nationale consultative des droits de l'homme qui recommande l'introduction de la notion d'identité de genre et plus seulement sexuelle, dans le droit français. Elle se prononce aussi pour une démédicalisation complète de la procédure de changement de la mention du sexe à l'état civil. Les associations exhortent maintenant les acteurs politiques "à investir avec assurance le sujet en proposant une loi régissant les conditions de changement d'état civil pour les personnes transidentitaires".
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