Paris durant l'épisode de pollution de mars 2014.
Paris durant l'épisode de pollution de mars 2014. © Radio France / Oanna Favennec

Selon un rapport de l’Institut de veille sanitaire, les particules en suspension dans l’air tuent. Et pas seulement à long terme. Leur impact a été étudié dans 17 villes de France.

Durant 3 ans, de 2007 à 2010, les principales agglomérations françaises ont été scrutées : Bordeaux, Dijon, Grenoble, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nancy, Nantes, Nice, Paris, Rennes, Rouen, Strasbourg, Toulouse et Lens-Douai.

Et dans son premier bulletin hebdomadaire de cette année 2015, l’Institut de veille sanitaire conclut que les pics de pollutions sont directement responsables de décès : une augmentation 10 micro-grammes par mètre cube de particules en suspension se traduit par une augmentation de 0,51% de la mortalité non accidentelle.

Les explications de Nathalie Fonterel, dans le journal de 18h de Florence Paracuellos.

Ce sont les personnes fragiles, et notamment les personnes âgées, qui sont les plus exposées. La température a également un rôle important. "En été, une augmentation 10 µg.m-3 de particules en suspensions se traduit par une augmentation de 1,30% de la mortalité non accidentelle le jour suivant" , conclut l’étude.

Selon Nadir Saifi, d’écologie sans frontière, la mortalité due à la pollution n’est plus taboue.

La pollution de l’air tue à très court terme, en aggravant brutalement les symptômes préexistants.

En mars dernier, Écologie sans frontière a porté plainte contre X au pénal pour mise en danger de la vie d’autrui. Une enquête préliminaire a été ouverte dans la foulée. L’association estime que cette étude doit être versée au dossier. Le 24 mars, l’Organisation mondiale de la santé affirmait que la pollution de l’air tuait prématurément 7 millions de personnes par an.

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