La première loi "participative" est numérique
La première loi "participative" est numérique © CC emooze768

L’avant-projet de loi "pour une République numérique" sera finalement en ligne samedi pour une consultation des internautes censés "émettre un avis sur les différents articles du texte et faire des propositions de modifications".

La secrétaire d'état au numérique Axelle Lemaire va mettre en ligne samedi matin le texte que les français vont donc pouvoir modifier avant qu'il soit présenté en conseil des ministres à la fin du mois de novembre.

Les internautes auront donc accès à la trentaine d'articles que compose le projet de loi. Ils pourront les commenter, les modifier et même ajouter des articles. Le système qui fonctionne ensuite un peu comme Facebook, les modifications qui remporteront le plus de "like" seront examinées par le gouvernement .

Une démarche innovante mais dont se méfie l'association la quadrature du Net qui craint que ce ne soit qu'une astuce markéting. Adrienne Charmet est la coordinatrice de l'association

Quel poids va avoir Axelle Lemaire dans le gouvernement pour garder les apports des citoyens au texte

Et si la coordinatrice de l'association de défense des droits et libertés des citoyens sur internet est si méfiante, c'est qu'elle a déjà participé à une première consultation publique sur ce projet de loi et qu'entre le rapport plutôt riche et ambitieux qui en est ressorti, et le texte qui sera mis en ligne samedi, la déperdition a été importante.

La consultation doit durer trois semaines, jusquau 19 octobre. Les internautes pourront se pencher sur des enjeux majeurs comme l'ouverture des données publiques, la protection des données personnelles, le droit à l'oubli sur internet pour les mineurs, mais aussi le droit au maintien de la connexion à internet pour les foyers les plus pauvres, etc.

Le droit à une connexion internet comme le droit à l'eau ou au téléphone

Le droit à une connexion internet comme le droit à l'eau ou au téléphone !L’une des mesures du projet de loi numérique devrait consacrer un droit à une connexion, au même titre que le droit à l’eau ou au téléphone.

Et ce même pour les personnes en difficulté financière- reportage de Marion l'Hour :

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.