les moyens de l'état réservés pour les quartiers les plus en difficulté
les moyens de l'état réservés pour les quartiers les plus en difficulté © reuters

Principale mesure : mieux répartir la construction de logements sociaux, si besoin en forçant les communes récalcitrantes. Le Premier ministre remet aussi en cause l'enseignement des "langues d'origine".

Deux mois après les attentats de janvier, Manuel Valls dévoile ses premières pistes pour lutter contre l'"apartheid" des quartiers sensibles, un chantier titanesque suscitant de très fortes attentes . Ce plan du plan gouvernemental "Egalité et citoyenneté" passera d'abord par une meilleure répartition des logements sociaux sur le territoire.

"Les préfets seront saisis pour faire construire du logement social dans les communes récalcitrantes", elles seraient 216 à ne pas respecter les obligations de la loi SRU. Les préfets pourraient ainsi délivrer eux-mêmes des permis de construire et préempter des terrains ou des immeubles existants. Réciproquement, la construction sera limitée dans les communes comptant déjà au moins 50% de logements sociaux. Thierry Repentin est nommé délégué interministériel pour coordonner ces opérations.

Il faut arrêter d'ajouter de la pauvreté à la pauvreté et casser les logiques de la ségrégation

Autre mesure : les bénéficiaires les plus pauvres du droit au logement opposable (Dalo) ne pourront plus se voir proposer un logement dans les 1 500 quartiers les plus pauvres de France. Le gouvernement veut aussi généraliser les systèmes de points pour les demandeurs de logement selon des critères de priorité transparents.

Sandy Dauphin nous résume les annonces de Manuel Valls..

Promouvoir la mixité dans les écoles et renforcer la maîtrise du français

Le budget dégagé se situe "autour d'un milliard d'euros " pour les trois prochaines années. Pour autant "Tout ne se réglera pas à coup de millions supplémentaires", avoue le Premier ministre.

De nombreuses autres mesures visent notamment à mieux accompagner les enfants nouvellement arrivés en France, à renforcer la maîtrise du français chez les immigrés et à favoriser la mixité sociale dans les établissements scolaires. Ce plan remet également en cause les "enseignements de langue et culture d'origine " (ELCO), le gouvernement reconnaît qu'ils "ne contribuent pas à l'intégration" des descendants de migrants en France.

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