Un Thalys en gare de Bruxelles-Midi
Un Thalys en gare de Bruxelles-Midi © Reuters / François Lenoir

Une semaine après l’attaque déjouée contre le Thalys Amsterdam-Paris, les ministres de l’Intérieur et des Transports de neuf pays européens ont rendez-vous à Paris pour réfléchir à l’amélioration de la sécurité dans les trains et les gares.

Convoquée à l’initiative du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, la réunion rassemblera place Beauvau ses homologues de l’Intérieur et des Transports de huit pays voisins (Allemagne, Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Suisse, Italie et Espagne). Face à la menace terroriste, Bernard Cazeneuve propose l’organisation de contrôles "coordonnés" entre les différents pays européens :

Schengen permet d’établir la traçabilité de ceux qui voyagent. Encore faut-il faire sonner les fameuses fiches S dans les gares et les aéroports. On peut le faire sans modifier Schengen : il s’agirait de mettre en place des contrôles coordonnés et simultanés.

Des polices ferroviaires internationales ?

La création d’équipes de police multinationales dans les trains fait aussi partie des sujets à l’ordre du jour. Pour l’heure, chaque police ferroviaire n’est compétente que sur son propre territoire. Dans certains pays, elles sont autorisées à fouiller les bagages, dans d’autres, comme en France, non.

L’installation de portiques à l’embarquement de toutes les lignes internationales (comme cela se fait actuellement pour l’Eurostar) paraît en revanche peu probable . Le trafic dans les gares est vingt fois supérieur à celui enregistré dans les aéroports. Pour le PDG de la SNCF Guillaume Pépy, opposé à cette idée, " c’est une question de limite physique. Dans aucun pays d’Europe, vous n’avez un système de contrôle systématique à l’embarquement, les volumes sont trop importants".

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.