Après Montparnasse et la Gare de l'Est, Ouigo se lance en Gare de Lyon, à Paris. La SNCF doit annoncer ce mardi qu'elle s'attaque au marché des Parisiens en manque de soleil. Six nouvelles destinations vont être proposées.

Fin 2017, les Ouigo ont notamment investi la gare Montparnasse
Fin 2017, les Ouigo ont notamment investi la gare Montparnasse © AFP / Jacques Demarthon

C'est une petite révolution pour Ouigo, le service à bas coût de la SNCF. Il y a quelques mois encore, le service aux rames bleues n'était proposé que dans des gares périphériques à plusieurs dizaines de kilomètres de Paris. Après Montparnasse et la Gare de l'Est, la Gare de Lyon va donc accueillir des Ouigo vers six nouvelles destinations, à partir du mois de décembre. 

Avec ses allers-retours Paris-Nice en une petite heure pour une centaine d'euros, l'avion lui faisait jusque-là de l'ombre. La SNCF veut donc changer les habitudes des Parisiens et cherche à les séduire à prix mini. Nice, Cannes, Toulon, Antibes, Saint-Raphaël et Draguignan seront ainsi accessibles désormais en Ouigo depuis le centre de Paris, à partir de 19 euros pour les adultes, et au prix fixe de 8 euros pour les enfants. Ces trains peuvent accueillir 1 268 passagers, soit 25% de plus qu'un TGV à étage classique, et surtout, selon la SNCF, l'équivalent de 5 Airbus A320.

13 millions de personnes transportées en 2018

Il faut ajouter à cela Lyon, Marseille ou Avignon : des destinations déjà proposées sur OuiGo. Mais pour bénéficier des offres à bas prix, il fallait sortir de Paris, passer le périphérique et compter une à deux heures de plus dans les transports pour atteindre les gares de Roissy ou Marne-la-Vallée, par exemple. 

Avec cette formule, la SNCF compte proposer quasiment du "porte à plage" et mettre un peu plus l'accent sur son offre low-cost, en perpétuel développement. De moins de 2 millions de voyageurs il y a cinq ans, Ouigo a transporté cette année près de 13 millions de personnes. Pour le patron de la compagnie, Guillaume Pépy, cette offre sera une arme en vue de l'ouverture à la concurrence, prévue pour 2020.

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