Une publication scientifique établit une concordance entre le sentiment de solitude et les troubles mentaux et psychologiques d'une personne.

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Image d'illustration © Getty / Mint Images

La publication reprend une étude britannique réalisée en trois temps. Elle porte sur 20 503 Anglais âgés de 16 à 64 ans : 8 903 ont été étudiés en 1993, 6 175 en 2 000 et 5 425 en 2007.

Le risque dépressif ou anxieux est presque doublé chez les personnes qui vivent seules, quels que soient l'âge et le sexe de ces personnes. Dans 80% de ces cas, c'est plus le fait de se sentir seul subjectivement que le fait d'être seul de manière objective qui est pris en compte. 

"Le fait de ne pas avoir d'attaches amicales ou familiales est objectif. Mais c'est plus le fait de se sentir seul subjectivement qui explique le fait d'avoir une pathologie mentale", explique Louis Jacob, de la faculté de Médecine de l'université de Versailles, l'un des auteurs de la publication. 

La solitude entraîne des modifications cérébrales

Les personnes isolées présentent des taux de cortisol trop élevés durant la nuit et trop faibles la journée. Or, le taux de cortisol est un facteur déterminant dans le développement d'un syndrome dépressif grave. L'exclusion sociale et la solitude sont également associées à des modifications du cerveau. D'autres études ont mis en avant des changements de volume de différentes régions cérébrales comme l'hippocampe et les amygdales. 

Une étude pour plus de prévention

Selon les auteurs de la publication, les médecins devraient prendre en compte le fait que les personnes vivant seules présentent un plus fort risque de troubles mentaux. Selon l'article, il faut prescrire aux personnes isolées plus d'activités sociales, la pratique d'un sport, la présence d'un animal, des activités sociales, du sport et des relations amicales.

Il est à noter que les personnes sans domicile fixe n'ont pas été incluses dans l'étude britannique, ce qui lui donne une limite. 

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