La vidéo-verbalisation permet de verbaliser à distance un conducteur qui commet une infraction au Code de la route, en utilisant les caméras installées dans la ville.

La video-verbalisation permet, par exemple, de mettre un PV à une voiture qui passe au feu rouge
La video-verbalisation permet, par exemple, de mettre un PV à une voiture qui passe au feu rouge © Radio France / Thibault Lefevre

Créée il y a quatre ans, la vidéo-verbalisation a vu son périmètre d'action considérablement augmenter. Depuis le début de l'année, 11 infractions routières sont désormais verbalisables via les caméras, sans besoin qu'un agent sur le terrain les constate. A Paris par exemple, une quinzaine d'agents peuvent relever une trentaine d'infractions : usage du téléphone portable au volant, feux rouges grillés ou stationnement gênant...

Des amendes tombées du ciel (ou plutôt des 1300 caméras installées un peu partout à Paris)

Une voiture stationne depuis 15 minutes sur une place de livraison. A une cinquantaine de mètres, une caméra de vidéo-verbalisation filme la scène. Hassan est l'auteur de l'infraction : "Je vais peut-être avoir une amende. J'la paierai pas, je sais pas. On verra. La vidéo c'est pas une solution, c’est un moyen pour remplir les caisses mais c’est pas forcement un système fiable".

De l'autre côté de l'objectif, joystick à la main, Catherine : cette policière navigue entre 16 caméras. C'est elle qui a repéré la voiture mal garée :"On peut choisir les caméras qu'on souhaite. Il n'y a plus qu'à zoomer, chercher les infraction qu'on peut constater, faire un zoom sur la plaque d’immatriculation, prendre une photo et passer au fichier police pour les identifier. De la constatation à l'enregistrement de l'infraction, ça peut prendre deux à trois minutes".

Catherine dressera une quarantaine de PV dans la journée. Beaucoup de contrevenants passeront, en revanche, entre les gouttes. Les explications du brigadier Patrick Bénac. Il dirige l'unité de vidéo verbalisation : "ça reste des caméras avec véhicules roulants, des luminosités différentes et des caméras pas positionnées non plus tous les dix mètres, donc la technologie créé ces limites. S'il y a un doute, l’infraction ne sera pas relevée."

Six fonctionnaires de police travaillent en même temps derrière les caméras. Ils ont la même efficacité qu’environ 80 agents verbalisateurs sur le terrain.

La vidéo-verbalisation s'étend

La première expérimentation a eu lieu à Draguignan en 2008 et le nombre de communes concernées ne cesse d'augmenter. Depuis janvier, Toulouse, Chambéry ou Roubaix ont rejoint le nombre. Elles seraient 120 aujourd'hui.

Au début de l'année, le législateur a ajouté aux quatre catégories déjà existantes (le non-respect d’un feu rouge ou d’un stop, le non-respect des vitesses maximales autorisées, le non-respect des distances de sécurité et l’usage de voies réservées bus, taxis…), sept nouvelles catégories d’infractions.

La vidéo-verbalisation a été étendue
La vidéo-verbalisation a été étendue © Visactu
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