Lassana Bathily, nouvellement français
Lassana Bathily, nouvellement français © Tim Stewart News/REX/REX/SIPA

Le ministre de l’intérieur a annoncé jeudi après-midi, que l'employé malien de l'hypermarché casher qui a aidé des clients à se dissimuler dans la chambre froide pendant la prise d'otage, cours de Vincennes à Paris, sera naturalisé français mardi

Bernard Cazeneuve, qui a salué "un acte de bravoure", présidera - en son honneur - une cérémonie d'accueil dans la citoyenneté française le 20 janvier.

En France depuis 2006, Lassana Bathily, 24 ans, avait déposé en juillet 2014 une demande de naturalisation. Il avait failli être expulsé en 2009 et avait reussi à rester dans l'héxagone grâce à RSF.

Lassana Bathily, avait emmené un groupe de personnes, comprenant un nourrisson, qui se trouvaient à l'Hyper Cacher, via un escalier pour parvenir à une chambre froide. Après avoir éteint le congélateur, il les avait cachés à l'intérier avant de proposer de s'enfuir par un monte-charge. Personne n'a voulu le suivre. Il s'échappe donc seul, et donne les plans du magasin et les clefs, pour aider les policiers à préparer l'assaut.

Mobilisation pour Lassana

Des associations et dizaines de milliers d'internautes avaient réclamé la naturalisation, ainsi que la Légion d'honneur, pour l'employé malien qui avait caché des otages dans la chambre froide de l'épicerie casher attaquée vendredi par Amedy Coulibaly.La mobilisation la plus significative est venue du CRAN, le Conseil représentatif des associations noires de France, qui a lancé une pétition sur le site change.org, près de 300.000 signatures jeudi.

Selon Louis-Georges Tin, le président du Cran : "Des commerçants juifs ont offert un CDI à Lassana Bathily, lui, l'ancien sans-papier. C'est une belle leçon de vivre-ensemble".

Dimanche, le président François Hollande avait téléphoné à Lassana. Bathily pour le féliciter de son geste. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait lui aussi remercié Lassana Bathily, lors d'un discours en hébreu à la Grande synagogue de Paris.

Communiqué
Communiqué © radio-france

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