La recherche britannique bénéficie très largement des fonds européens. D'où l'inquiétude manifestée par les scientifiques du Royaume-Uni à l'issue du référendum.

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Parmi les inquiets de la décision du Royaume-Uni de sortir de l'Union, les scientifiques. Déjà en mars dernier, 13 prix Nobel avaient publié une tribune pour s'alarmer d'une possible victoire du  "Leave". Un sondage dans Nature estimait qu'à 90% les chercheurs britanniques ne souhaitaient pas la sortie de leur pays de l'Union européenne. A présent que c'est fait, ils ont le moral en berne. Une période d'incertitude s'annonce pour eux.

"C'est un jour très noir", "un arrêt de mort", " un désastre à long terme". Quatre jours après la décision historique des britanniques, les commentaires de grands scientifiques européens témoignent du traumatisme.

Le sujet pour la recherche outre-Manche est si brûlant que la revue Nature a lancé sur Twitter le recueil des témoignages.

Il faut dire que le Royaume-Uni est le plus gros bénéficiaire des fonds européens attribués aux projets de recherche. 20% des financements de la commission sont trustés par les équipes britanniques. Aucune triche, juste l'excellence et l'habitude des universités d'aller chercher auprès de l'Europe l'argent que le gouvernement et les industriels nationaux ne donnent plus. La fin de ces crédits, ce serait 1,4 milliards d'euros a calculé Digital Science, une structure qui aide les équipes à monter leur dossier. Ces fonds financent sur trois à cinq ans de gros programmes :  2 voire 3 millions d'euros,  impliquant des dizaines de chercheurs.

Autre conséquence prévisible : la possibilité d'accéder aux grands équipements comme l'accélérateur de particules du CERN ou les télescopes européens au Chili. Pour balayer toutes ces inquiétudes et incertitudes, les pro-Brexit brandissent la qualité de la science britannique. "Il n'y a aucune raison que nous ne puissions pas récupérer l'argent d'une façon ou d'une autre" affirment-ils.

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