Lycée Frédéric Chopin, Nancy
Lycée Frédéric Chopin, Nancy © PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN / PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN

Terminé la signature de Maman imitée sur un billet de retard, un avertissement dissimulé, une heure de colle passée à la trappe… Dans un peu moins de deux semaines, la vie scolaire des élèves de cinq académies test (on ne les connaît pas encore) ne pourront plus rien cacher à leurs parents. Cet été, le gouvernement a publié un arrêté concernant la création d’un téléservice baptisé “Vie scolaire”. Il s’agit d’une extension d’un système informatique qui ne concernait jusque là que les absences et les retards. Désormais, tous les accrocs de la vie scolaire seront mentionnés dans un espace privé en ligne, une sorte de carnet de correspondance numérique.

Un identifiant et un mot de passe unique et on accède à l’espace vie scolaire de l’élève. Là, on trouve ses dates d’absences, de retard, d’éventuelles exclusions de cours, les blâmes, les avertissements...L’élève et ses parents ont bien sûr accès à cet espace mais ils ne sont pas les seuls : les enseignants, les assistants d’éducation, le chef d’établissement, le conseiller principal d’éducation… toute la communauté éducative peut accéder n’importe quand et n’importe où au carnet de correspondance numérique de l’élève.La Commission nationale de l’informatique et des libertés s’est bien entendu penché sur la confidentialité des informations en ligne. À chaque fin d’année, les données doivent être effacées, une sorte de droit à l’oubli pour les élèves les plus dissipés. Pas question non plus de lésiner sur la sécurité : la CNIL a demandé au ministère de l'Éducation nationale d’apporter une vigilance toute particulière à la complexité des mots de passe. Enfin rien d’obligatoire pour la mise en place du dispositif : les chefs d‘établissement doivent être volontaires. De leur côté, les parents peuvent refuser d’activer le compte de leur enfant et décider de conserver le bon vieux carnet de correspondance en papier.

Le contrôle de la vie scolaire existe déjà

Le contrôle de la vie scolaire en ligne, certains collèges n’ont pas attendu les directives de l’éducation nationale pour l’appliquer. Les Conseils généraux ont investi dans des systèmes privés plus ou moins efficaces.

Thibault Lefèvre a donné la parole aux principaux intéressés

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