Aujourd'hui, sur les réseaux sociaux, on a découvert comment, avec le confinement, un jeu vidéo tout mignon est devenu une source de sueurs froides (et de blagues) sur Twitter. On s'est aussi amusés de la réaction d'un député, pendant que sur Instagram, un compte recense les perles, lues et entendues, du confinement.

La vidéo de la quinte de toux d'Agnès Pannier-Runacher, le groupe "Aidons nos soignants" et Animal Crossing dans "Le confinement vu du web", jour 3
La vidéo de la quinte de toux d'Agnès Pannier-Runacher, le groupe "Aidons nos soignants" et Animal Crossing dans "Le confinement vu du web", jour 3 © Radio France / Illustration JB

Le hashtag du jour : #AnimalCrossingNewHorizons

Qu'est-ce qu'un mot-clé lié à un jeu vidéo peut bien avoir à faire avec le confinement ? Sur Twitter toute la journée de jeudi, ce mot-dièse était particulièrement utilisé : #AnimalCrossingNewHorizons. Pour les profanes, le nom d'un jeu vidéo dans lequel vous êtes un voyageur qui pose ses valises sur une île paradisiaque, où vos seules préoccupations seront de vous balader, de planter des fleurs un peu partout, et de jouer avec vos amis connectés, entre autres activités ludiques. Bref, l'outil idéal pour s'évader, qu'on soit petit ou grand, loin de l'épidémie de coronavirus.

Sauf que depuis quelques jours, la sortie très attendue du jeu ce vendredi est devenue une source d'angoisse. Car qui dit confinement, dit "pas de boutiques de jeux vidéo ouvertes", puisqu'il ne s'agit pas (encore) de commerces de première nécessité.

Une internaute se demande ainsi comment convaincre la police que sa boîte de jeu Animal Crossing rentre bien dans la catégorie des "courses urgentes".

D'autres avouent avoir écumé plusieurs hypermarchés pour tenter de trouver le jeu en avance, certaines enseignes moins scrupuleuses ayant déjà brisé l'embargo et mis le jeu en rayons avant la date officielle...

...provoquant l'indignation de ceux qui n'ont pas encore leur exemplaire.

Un autre répond avec la fameuse citation "nous sommes en guerre" répétée par Emmanuel Macron lors de sa récente allocution.

Autre citation du président de la République que des joueurs aimeraient appliquer à leur situation : le fameux "l'État paiera".

Certains sont prêts à tout pour mettre la main sur le jeu, même à sacrifier des stocks de nourriture durement gagnés.

Et ce n'est pas plus brillant du côté des livraisons à domicile. Un fan décrit ainsi sa réaction quand Amazon lui annonce que son jeu ne sera pas là le jour J.

Un autre reprend le style des messages gouvernementaux, suggérant de privilégier le téléchargement à l'achat, compliqué, du jeu "en boîte". D'autant plus qu'aller chercher le jeu en personne en ces temps de confinement semble assez irresponsable.

Mais pour y parvenir, il faut espérer que la boutique en ligne de Nintendo ne plante pas, comme ce fut le cas brièvement en début de semaine... Sinon, beaucoup jurent déjà qu'ils renonceront aux animaux mignons pour aller plutôt brutaliser des démons dans le dernier Doom, lui aussi disponible ce vendredi 20 mars.

La bonne idée du jour : le groupe Facebook "Aidons nos soignants"

L'initiative vient d'un utilisateur bordelais de Facebook, qui a créé ce groupe mercredi - un peu plus de 24h après, il compte désormais près de 2 000 membres. Sur ce groupe, les membres proposent aux personnels soignants de l'aide : initialement, il s'agissait de préparer pour eux des repas à passer récupérer, et rapidement d'autres initiatives sont apparues, avec par exemple, pour ceux qui sont à proximité des hôpitaux, des places de parking. Une initiative solidaire qui, pour l'heure, respecte les consignes de confinement. 

Le groupe "Aidons nos soignants"
Le groupe "Aidons nos soignants" / Capture d'écran Facebook

La vidéo du jour : Gabriel Attal et la quinte de toux d'Agnès Pannier-Runacher

Les travaux de l'Assemblée nationale sont suspendus, mais ce mercredi avait lieu une séance exceptionnelle de Questions au gouvernement. Pendant cette séance, qui se faisait en présence d'une douzaine de députés à peine, la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher a été prise d'une longue quinte de toux, l'obligeant à interrompre pendant quelques secondes sa prise de parole. Selon son entourage, il s'agit d'un simple "chat dans la gorge". 

Mais ce qui a attiré l'attention des internautes, c'est surtout la réaction d'un autre membre du gouvernement, Gabriel Attal, qui a semblé très interpellé par la quinte de toux de sa voisine de banquette.

Le compte à suivre du jour : les perles du confinement

Avec cette situation d'enfermement, les Français confinés ne perdent pas leur sens de la réplique et de la répartie. Sur les réseaux sociaux, mais aussi dans la vraie vie, les petites phrases qui font mouche fusent. Vous en lirez certainement beaucoup dans nos pages, mais le compte Instagram @lesperlesduconfinement s'est donné la mission de recenser "moments gênants, situations cocasses, crises de nerfs" vécues pendant la période. 

"Le confinement vu du web", les autres épisodes

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