"Il faut limiter au maximum les réunions familiales et amicales", juge le Conseil scientifique qui recommande, à défaut, un "auto-confinement préventif des personnes qui ont prévu de passer les fêtes de fin d’année avec des personnes à risque".

Si l'on doit passer les fêtes en famille, d'autant plus si des personnes vulnérables sont conviées, le Conseil scientifique préconise un "auto-confinement" et un test quelques jour avant le réveillon.
Si l'on doit passer les fêtes en famille, d'autant plus si des personnes vulnérables sont conviées, le Conseil scientifique préconise un "auto-confinement" et un test quelques jour avant le réveillon. © AFP / Hans Lucas / Antoine Wdo

Accompagner une "fin d'année pas comme les autres", se fixe pour objectif le Conseil scientifique, dans une "note d'éclairage" publiée lundi. Pour tenter de limiter le risque de troisième vague de Covid-19 en janvier, le Conseil, qui guide le gouvernement depuis le début de la crise sanitaire du coronavirus, recommande "l'auto-confinement" pendant une semaine à ceux qui souhaitent passer des fêtes en famille et le recours à des tests avant les soirées de réveillon.

Les scientifiques rappellent qu'il est nécessaire de "limiter au maximum les réunions familiales et amicales en particulier durant cette période de fin d'année, en en discutant les raisons avec son entourage". Pour ceux qui passeront tout de même les fêtes en famille, le mieux est de se confiner préventivement : poser des congés ou télé-travailler une semaine avant le 24 ou le 31 décembre. Pour les écoliers et les lycéens, le Conseil appelle à renforcer les gestes barrières en cette dernière semaine avant les vacances, éviter les rassemblements liés aux fêtes dans les écoles, et faire preuve de "tolérance" pour les absences scolaires, jeudi et vendredi, afin que les enfants puissent s'auto-confiner aussi.

Ne pas céder au sentiment de "fausse sécurité"

Cet auto-confinement est d'autant plus important pour ceux qui prévoient de rencontrer des personnes âgées, les plus vulnérables au virus, pendant les fêtes, souligne le Conseil scientifique, actant qu'il n'est pas possible de "limiter les rencontres familiales" en cette période.

Les résidents d'Ehpad qui sortent quelques heures ou quelques jours de l'établissement doivent être testés par PCR à leur retour, estime le conseil. Dans une période propice au relâchement, les scientifiques appellent à recourir si nécessaire aux tests le mardi, mercredi ou jeudi précédant les réveillons de Noël et du Nouvel An. Mais sans céder au sentiment de "fausse sécurité" : les tests ne permettent pas d'exclure à 100% une infection et les gestes barrières doivent continuer d'être respectés.

Dans le détail, une personne symptomatique dans la semaine précédent Noël ou le jour de l'An doit être testée et s'isoler sans attendre le résultat. Sans symptôme, on peut se faire tester si on a pris un risque (contacts multiples ou avec un cas positif).  Sans symptôme ni prise de risque dans la semaine, il vaut mieux s'abstenir pour ne pas saturer le système de tests : "il ne s'agit pas de limiter l'accès au test, mais de faire preuve d'un 'esprit citoyen'", précise le Cconseil scientifique.

Pour les soirées du 24 et du 31 décembre, les spécialistes recommandent de suivre les bonnes pratiques préconisées "dans le récent avis du Haut conseil de santé publique", qui n'a pas encore été rendu public à l'heure où nous écrivons ces lignes.

Et début janvier ?

Concernant le début de l'année 2021 et la première quinzaine de janvier, après la période à risque des fêtes, le Conseil scientifique recommande une anticipation sur les nouvelles contaminations (en particulier avec les tests antigéniques), une prise en charge précoce et très active des clusters familiaux et/ou amicaux, une utilisation large des tests antigéniques pour les personnes symptomatiques, avec un isolement précoce y compris des cas contacts. 

Le Conseil rappelle l'importance d'une utilisation renforcée de l’application #TousAntiCovid, du recours au télétravail et d'une réaction rapide de la part des autorités en cas d’une reprise nette de l’épidémie.