C'est la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire ce 8 novembre. Une violence de plus en plus répandue, et qui est devenue plus importante (ou plus visible) avec le développement d'Internet et des réseaux sociaux. La youtubeuse Lola Dubini l'a subi dans sa jeunesse et reçoit de nombreux témoignages.

Plusieurs smartphones
Plusieurs smartphones © Radio France / Martine Bréson

C'est une thématique qui revient souvent sur Internet : son utilisation détournée pour harceler d'autres personnes, de manière parfois bien plus massive qu'auparavant.

Cela peut aller, dans les cas les plus retentissants, jusqu'à des hordes de harceleurs organisés et concentrés sur une cible (comme dans le cas de la journaliste Nadia Daam face à un groupe d'internautes du forum 18/25 de JeuxVideo.com).

Mais cela peut aussi être beaucoup plus discret, invisible mais dévastateur. Le cyber-harcèlement touche ainsi particulièrement les plus jeunes, au lycée, au collège, voire dès l'école primaire. Le gouvernement évoquait ainsi fin 2017 un chiffre effrayant : un élève sur dix se déclarait harcelé, et un sur vingt l'est "sévèrement" ou "très sévèrement".

"Trouver quelqu'un qui subit la même chose"

Lola Dubini est youtubeuse, elle est donc régulièrement confrontée à ces questions, pour elle-même comme pour d'autres. Elle a d'ailleurs publié des vidéos sur ce thème.

Aujourd'hui elle s'engage plus directement contre le cyber-harcèlement, problématique récurrente dans son métier mais aussi chez ses jeunes abonnés. "Beaucoup me disent qu'ils reçoivent des textos, des tweets, des messages Facebook, des Snapchats, des pétitions... pour qu'ils se suicident", raconte la jeune femme. "Moi je le vois au quotidien, et je suis contente qu'ils aient une tribune dans mes vidéos pour en parler librement. Je me dis qu'ils peuvent peut-être trouver quelqu'un qui subit la même chose qu'eux en France ou ailleurs."

C'est cool parce que ça sort de l'isolement. Parce que le cyber-harcèlement, ça isole, tout simplement. Trouver des personnes à qui en parler, sur Internet ou ailleurs, c'est déjà un grand pas vers la guérison.

Lola Dubini va prochainement faire partie d'un comité d'experts lancé par Facebook et qui doit financer des projets en faveur du civisme en ligne.

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