Le Dal Place de la République à Paris
Le Dal Place de la République à Paris © MaxPPP/Bruno Levesque

Depuis le 30 juillet, une cinquantaine de familles expulsées de leur logement ou menacées d'expulsion campent place de la République à Paris. Une initiative de l'association Droit au logement. Ce dimanche à 15h, une fête de soutien aux expulsés est organisée la place de la République à Paris. Des locataires, des occupants sans titres et sans solution de relogement, sont installés place de la République, bien décidés à y rester jusqu’à ce que leur situation s’améliore concrètement. On y croise des familles, des mères célibataires et quelques sans-papiers.

Les militants de l'association Droit au logement (DAL) alertent l'opinion sur la cause des personnes expulsées de leur logement. Leur principale installation : une gande banderolle accrochée aux arbres avec ce message:

1 toit, 1 droit

Selon eux, tout au long de ces dernières semaines, les expulsions de locataires modestes se sont multipliées à Paris et en Seine St Denis. "On continue à expulser sans solution de relogement et on n'applique pas la loi Dalo" dénoncent les militants du DAL. Voté en 2007, le droit au logement opposable impose à l'État de trouver un logement social à toute personne qui n'est pas en mesure de se loger par ses propres moyens.

Les revendications

Certains locataires sont attaqués en justice par leur propriétaire et attendent une décision du tribunal. D'autres ont dû quitter leur logement et se retrouvent à l'hôtel ou dans des centres d'hébergement d'urgence. Le Dal réclame un engagement de relogement, pour chaque famille , et dans l’attente, un hébergement décent et stable ; un plan d’urgence de mobilisation de 100 000 logement vacants (réquisition ou mise à dispositions), dont 50 000 en ile de France ; des financements pour construire 200 000 HLM par an à des loyers situés entre 4 et 6€ le m2.

Vers une négociation

La mobilisation pourrait durer jusqu'à la rentrée. Les familles comptent rester tant qu'elles n'obtiendront pas de solutions de relogement.Un rendez vous est prévu avec la Mairie de Parisà la fin du mois et une délégation a été reçue par le ministère du Logement le 5 août mais rien de concret n'est sorti de cette réunion, selon l'association.

Mes enfants ne comprennent pas, ils ne voient plus leurs amis, ils me demandent si un jour on aura un appartement, je ne sais pas quoi leur répondre.

Le reportage de Faouzi Tritah avec les expulsés Place de la République

En avril, la Cour européenne des droits de l'Homme a, pour la première fois, condamné la France pour ne pas avoir relogé une famille.

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