Pour l'ancienne Garde des Sceaux, qui a porté la loi sur le mariage pour tous face à une mobilisation parfois brutale, le débat sur l'ouverture étendue de la PMA devrait être plus apaisé, même s'il y a toujours "des gens qui se croient autorisés à décider ce que peuvent être les droits et les libertés des autres".

Christiane Taubira le 26 avril 2018
Christiane Taubira le 26 avril 2018 © AFP / Jean-Marc Quinet / BELGA MAG / Belga

Invitée du premier épisode notre nouvelle émission "Femmes puissantes", avec Léa Salamé, Christiane Taubira s'est notamment souvenue de la vague teintée d'homophobie qui avait accompagné la mise en place du mariage pour tous. Une mesure symbolique que la ministre de la Justice d'alors avait personnellement défendu bec et ongles à l'Assemblée et au-delà, au point qu'elle est devenue intimement liée à elle dans l'imaginaire collectif.

Pour le meilleur et pour le pire : "Je crois que la violence à laquelle j'ai été confrontée est en partie liée à l'équation personnelle", assure Christine Taubira.

"Il y avait une incapacité à accepter ma personne, et ma personne à la place que j'occupais. Je suis arrivée au gouvernement le 17 mai, le 20 mai l'hystérie a commencé. Donc il y a quelque chose sur ma personne, je ne suis pas paranoïaque quand je vous dis ça !"

Le mariage pour tous, un paroxysme inégalable

Selon elle, le débat à venir sur la PMA pour toutes (prévu en septembre prochain devant les députés), devrait être plus apaisé, notamment... parce qu'elle en sera absente. "Je pense que ce sera moins hystérique", assure-t-elle. "Il y a des gens qui ne savent pas discuter, qui ne savent pas débattre, des gens qui se croient tout permis et notamment qui se croient autorisés à décider ce que peuvent être les droits et les libertés des autres. Donc il y aura certainement des choses, mais l'hystérie qu'on a connue sur le mariage pour tous, ça a été le paroxysme."

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