Dans 81 jours arrivera le 100e Tour de France dont l'histoire est depuis les années 20 entachée par le dopage. Souvenirs...

1961, la mort du doping !

Le Tour 1961 est un Tour à oublier disent de cette édition de nombreux suiveurs. Ecrasés par la domination d’une équipe de France dont le leader Jacques Anquetil va porter le maillot jaune à partir du deuxième jour et jusqu’à l’arrivée. Le tout à une moyenne inférieure à celle de 1960.Mais cette année-là, la grande nouvelle, c’est l’éradication de la tricherie : le doping, annonce le médecin du Tour, est mort ! Ce qu’on ne savait pas, c’est qu’il avait cédé la place depuis déjà un bon moment au dopage, dont allait mourir Tom Simpson 6 ans plus tard.

La mort du doping, Paris Jour, 1961
La mort du doping, Paris Jour, 1961 © Radio France / Paris Jour

L’homme par qui le scandale est arrivé

C’est en se faisant arrêter par des douaniers sur la route, juste avant le départ du Tour 1998 que le soigneur de l’équipe Festina, Willy Voet, déclenche « l’affaire ». Dans sa voiture, on trouve des centaines de doses de produits interdits, de la testostérone à l’EPO.Et dans son livre-confession, publié quelques mois plus tard, il explique que tout le monde était au courant de tout. Son métier consistait d’ailleurs à se tenir au courant des techniques les plus modernes « d’amélioration de la performance ».Aujurd’hui, Willy Voet est chauffeur d’autobus.

"Massacre à la chaîne" - Willy Voet (éd. Calmann-Levy, 1999)

Discipline d'endurance, le cyclisme a toujours été un champ d'expérimentation.Je n'ai pas attendu l'automne 98, lorsque tous les journaux faisaient leur une sur les pratiques des footballeurs italiens et des rugbymen anglo-saxons, pour découvrir la créatine.Elle faisait partie du paysage cycliste depuis 1995 !

2000, du Tour à la Cour (de justice)

Deux ans après « l’affaire Festina », en 2000, un procès a lieu à Lille. Il va permettre de démonter tout le mécanisme du dopage dans l’équipe Festina, dont le fonctionnement devait être similaire à celui de bien d’autres équipes professionnelles. C’est à cette occasion que le leader de la formation, Richard Virenque, qui n’avait cessé de nier, finit par avouer avoir participé à ce système.

Il se confesse au micro de Matthieu Aron :

2012, les bouchées EPO d'un chocolatier

L’année dernière, le Tour s’arrêtait à Rouen, où un maître chocolatier voulait célébrer le passage de la course. S’appuyant sans doute sur les recherches les plus récentes qui font état de la présence de phényléthylamine (dite molécule du bonheur) dans le chocolat, il a eu l’idée de fabriquer des chocolats à l’EPO (écorce d’orange, praliné, origan).Rien à voir donc avec l’érythropoïetine, l’hormone dopante aux redoutables effets coagulants (ni avec l’Eau Pastis Olives des « sportifs devant leur télé »).

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