L'université de Montpellier a annoncé, ce samedi, que le doyen de la faculté de droit avait démissionné de ses fonctions. Dans la nuit de jeudi à vendredi, des hommes cagoulés avaient violemment évacué des étudiants qui occupaient un amphiéthéâtre.

Les étudiants occupaient une partie des locaux de la fac de droit de Montpellier
Les étudiants occupaient une partie des locaux de la fac de droit de Montpellier © Maxppp / Tim Somerset

Philippe Petel n'est plus le doyen de la faculté de droit de Montpellier. Ce samedi, l'université annonce sa démission : "Le président de l'univserité de Montpellier a reçu hier soir la démission de Philippe Petel de ses fonctions de doyen de la faculté de droit et de science politique à compter de ce jour minuit. Il l'a accpetée", affirme un communiqué diffusé samedi en début d'après-midi.  

Cette démission fait suite à la très violente scène d'évacuation qui s'est déroulée dans la nuit de jeudi à vendredi, quand des hommes cagoulés et munis de bâtons ont violemment expulsé des étudiants qui occupaient un amphithéâtre de la fac pour protester contre la réforme de l'accès à l'Université. Dans la journée de vendredi, le doyen avait reconnu la possibilité qu'il y ait eu, parmi les personnes cagoulées, un prof de droit de l'université.  

Un prof de droit parmi les hommes cagoulés ? 

"Il y a un groupe de gens de droit qui étaient opposés à l'occupation de la fac", expliquait alors le doyen, tout en démentant être "à l'initiative de la venue de ces hommes en noir". Plusieurs témoignages d'étudiants évacués ce soir-là l'accusaient, au contraire, d'être présent sur les lieux et de s'être enfermé dans l'amphithéâtre avec le groupuscule après l'évacuation. Philippe Petel avait toutefois reconnu avoir à plusieurs reprises demandé à la police d'évacuer les lieux occupés, sans réussir à obtenir le feu vert du préfet.

Alors que le parquet de Motnpellier a "ouvert une enquête pour des faits de violence en réunion et avec arme", précisant que "cette enquête vise également l'intrusion", la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a "condamné avec la plus grande fermeté ces actes de violence", missionnant l'Inspection générale de l'administration de l'Education nationale et de la Recherche pour que "toute la lumière" soit faite sur les responsabilités de cette opération.  

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.