Selon un étude du Trésor, en 2012, 15% des Français étaient obèses, et 32% en surpoids. L'étude suggère de taxer la malbouffe, car l'obésité représente un coût non négligeable.

Les aliments les plus caloriques seraient plus fortement taxés
Les aliments les plus caloriques seraient plus fortement taxés © Maxppp / Hervé KIELWASSER

Plus de 20 milliards d'euros par an : c'est la facture estimée de l'obésité, selon une étude publiée jeudi par les économistes du Trésor, le "laboratoire" de la politique économique qui dépend du ministère des Finances. Une estimation qui date de 2012 ; et entretemps, ce montant a sans doute crû, car le nombre de personnes concernées, lui, ne cesse d'augmenter.

L'obésité coûte cher à l'Etat

En effet, les personnes obèses ont une probabilité plus importante de souffrir de diabète, d'hypertension ou de cancers. Ils coûtent donc potentiellement plus d'argent à l’État, en dépenses de soins, en arrêts maladie ou en pensions d'invalidité.

Conclusion, lutter contre l'obésite pourrait bien rapporter. D'où cette proposition des fonctionnaires de Bercy : taxer la malbouffe ! Il existe déjà une taxe sur les boissons sucrées et les boissons énergisantes, mais là, il s'agirait de taxer les produits selon leur niveau de calories.

Une prestation en compensation pour les plus modestes ?

Cela pourrait se faire, disent les auteurs de l'étude, en utilisant le taux le plus élevé de la TVA (20%) au lieu de 5,5% pour la plupart des produits alimentaires. Pour ne pas pénaliser les plus modestes, plus consommateurs de malbouffe, le Trésor propose de compenser par une prestation sous condition de ressource.

Parmi les autres pistes évoquées : interdire les distributeurs de confiseries à vitre transparente, ou encore interdire tout spot publicitaire à destination des enfants, sous peine de sanction financière.

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