[scald=221413:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le groupe interpellé en fin de semaine dernière dans le sud de la France s'apprêtait à commettre un attentat à la bombe sur fond de radicalisation djihadiste, a déclaré lundi le procureur de Paris, François Molins.

Les perquisitions ont permis la découverte d'un "atelier de fabrication d'explosifs et d'élaboration d'engins explosifs artisanaux", a-t-il précisé lors d'une conférence de presse.

Outre deux pistolets automatiques et un revolver 357 magnum, les policiers ont saisi environ 50 grammes de TATP, explosif artisanal utilisable comme détonateur, 10 kilos de mélange nitrate-fuel, 150 kg de nitrate et deux litres d'acétone pouvant permettre la fabrication de 600 grammes de TATP supplémentaire.

Trois personnes avaient été arrêtées jeudi à Marignane (Bouches-du-Rhône) et une quatrième le lendemain à Saint-Cyr-sur-Mer (Var) dans le cadre d'une enquête sur des faits à caractère terroriste.

Le père de l'une des personnes arrêtées à Marignane a été remis en liberté. Les trois autres suspects, âgés de 21 à 27 ans, seront présentés à un juge d'instruction en vue de leur mise en examen, a indiqué François Molins.

"Les investigations avant leur interpellation avaient permis de relever des échanges au terme desquels ils s'entraînaient à fabriquer des explosifs sur fond d'une radicalisation djihadiste, d'une glorification de Mohamed Merah et finalement d'une volonté affirmée de passer à l'acte", a-t-il souligné.

Selon le magistrat, les investigations ont démontré qu'on se trouvait face à un véritable laboratoire de confection d'engins explosifs improvisé.

"La teneur des messages échangés entre les participants, même si on n'avait pas d'indication sur un projet précis, laissait supposer que le calendrier criminel pouvait s'accélérer", a-t-il dit.

François Molins s'exprimait alors qu'était rendu, à Toulouse, un hommage à la première des sept victimes de Mohamed Merah, le parachutiste Imad Ibn Ziaten, tombé sous les balles du "tueur au scooter" le 11 mars 2012.

La France a fait l'objet de menaces liées à son intervention au Mali, où ont lieu de violents combats entre les troupes françaises et des rebelles islamistes.

Patrick Vignal, avec Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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