Le monde magique de Disney cache-t-il des pratiques d'embauche discriminatoires?
Le monde magique de Disney cache-t-il des pratiques d'embauche discriminatoires? © CC Albert Llado

La société Euro Disney comparaît ce mercredi après-midi devant le tribunal de grande instance de Meaux pour des faits qui remontent à 2006 : la publication d'offres d'emploi réservés à des citoyens européens, lors d'une campagne de recrutement pour une grande parade annuelle : des emplois de marionnettistes, jongleurs, danseurs etc...

Une manière, selon l'association anti-raciste à l'origine de la plainte*, de diminuer sa part de salariés d'origine maghrébine et africaine, pour mieux correspondre à sa clientèle principalement européenne et alors même que la compagnie se vante d'être un modèle en matière de diversité.

Disneyland Paris estime n'avoir de leçon a recevoir de personne en matière d'emploi et de diversité, avec plus de 100 nationalités représentées au sein de son personnel. Mais c'est une conception un peu particulière de la diversité justement que la compagnie aurait mis oeuvre dans les années 2005-2010.

David Charpentier

Il fallait que l'effectif qui recevait la clientèle soit à l'image de la clientèle

Sans aller jusqu'à parler de discrimination, David Charpentier, restaurateur chez Sisney, du syndicat SIT 77, décrit une philosophie de recrutement assumée à l'époque par la direction.

David Charpentier

Pour arriver à cette obligation de résultat, la question c'est quel moyen on utilise

Pour Samuel Thomas de la Fédération des maisons des potes, qui porte aujourd'hui le dossier devant la justice, il n'y a pas de doute sur ces moyens utilisés, du filtrage déguisé de candidats précaires d'Ile-de-France, souvent d'origine africaine.

Samuel Thomas

Ils considèrent qu'une certaine dose de noirs est supportable mais au delà ça leur pose un problème au nom d'une théorie : les clients aimeraient être servis par des gens qui leur ressemblent

Pas de commentaire officiel sur cette affaire, du côté de Disneyland Paris, d'autant plus qu'il s'agit d'"un dossier relativement ancien", précise dubitatif un porte-parole de l'entreprise.

* SOS Racisme à l'époque, dossier repris par la Fédération des Maisons des potes

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