D’abord, évidemment, on pense à la montagne… Le sommet du Mont-Blanc : 4.807 mètres… Le sommet de l’Everest : 8.848 mètres - presque deux fois le Mont-Blanc, mais trois fois moins que le mont Olympe, 27.000 mètres… Le mont Olympe est un volcan de la planète Mars, le plus haut des reliefs connus des planètes du système solaire… Le mot Olympe, pour l’heure, personne n’est encore monté dessus. Aucun humain en tout cas. A l’inverse, notamment, de l’Everest. On parle encore d’exploit, mais on ne compte plus les alpinistes parvenus au sommet… Ce que n'a jamais réussi ni même jamais tenté d'ailleurs Everest lui-même… Sir George Everest, celui qui a donné son nom à la montagne. Lui n'était pas grimpeur. Il était géographe et il faisait des cartes. Mais revenons à notre mot. "Sommet", donc. C'est le diminutif de l’ancien français "som", issu du latin "summum", qui désignait "le point le plus élevé"… En somme, le sommet est un pic… Un pic mais pas un cap et pas non plus une péninsule... Le nez n’a rien à voir avec le sommet de la tête… En revanche, on dit de la tête qu’elle est le sommet du corps… Quand le bébé arrive par la tête au moment de l’accouchement, on dit qu’il vient par le sommet… Le sommet, au sens propre, c’est donc un point culminant… Un point qui domine ce qui l'entoure. Quant au sens figuré, là on a tout plein d'expressions... On dit qu'on est "au sommet de sa carrière", "au sommet de la gloire", "des hits parade", "des sondages", "au sommet de l’échelle sociale" ou encore "de la hiérarchie". Chaque fois ça signifie que l’on est tout en haut… Et puis il y a donc le sommet comme "réunion de chefs d’Etat", le G20 d’aujourd’hui. Ce n’est que dans les années 60 que ce sens-là est apparu… Un sens qui nous vient de l’anglais… de "summit conference". Conférence au sommet. Rien à voir avec l’altitude du lieu… Pittsburgh n’est qu’à 370 mètres au dessus du niveau de la mer… Là, c'est la qualité des personnes qui fait qu'on dit "sommet". Ce sont des personnes importantes, elles dirigent des pays... Elles, elles sont sur le toit du monde. Les autres sont sous les nuages. Les chefs d'Etat dominent, et les autres et le reste, mais pas l’économie. Pas assez, en tout cas. C’était précisément l’objet de ce sommet : tenter de mettre un peu d’ordre et de morale dans les abîmes de la finance mondiale… Reste bien sûr à espérer que ce G20 ne soit pas un sommet pour rien... et que la déclaration finale ne soit pas un "sommet de confusion"... Chronique (Le dernier mot) du 25/09/09 dans "Et pourtant elle tourne"

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