L'Insee s'est penché sur les relations familiales des jeunes adultes, et leur impact sur leur vie professionnelle. Si les 18/24 ans s'entendent globalement bien avec leurs parents, les tensions sont plus fréquentes quand les parents sont séparés ou quand les enfants sont au chômage.

L'Insee démontre qu'il existe un lien entre le niveau de vie des jeunes adultes et les tensions ou l'absence de tensions dans leur famille.
L'Insee démontre qu'il existe un lien entre le niveau de vie des jeunes adultes et les tensions ou l'absence de tensions dans leur famille. © Getty / Tetra Images

Les jeunes adultes au chômage déclarent plus souvent des tensions fréquentes avec leurs parents. Selon une étude de l'Insee sur les ressources de 18-24 ans publiée ce vendredi et menée en 2014, il existe un lien entre le chômage des jeunes et la rupture familiale.

"Ce lien entre mauvaise entente et chômage peut s’interpréter comme un effet des tensions familiales sur le risque pour le jeune adulte d’être au chômage, ou à l’inverse, comme l’effet négatif du chômage sur les relations entre le jeune adulte et ses parents", écrit l'Insee.

Si 14 % des jeunes de 18 à 24 ans déclarent des tensions fréquentes avec au moins l'un de leurs deux parents, c'est davantage le cas pour les jeunes au chômage, qui sont 23 % à faire état de tensions fréquentes avec l'un de leurs deux parents. Se brouiller fréquemment avec ses deux parents est plus rare. C'est le cas pour 5 % des jeunes et 8 % des jeunes au chômage.

En revanche, les enfants qui ont coupé les ponts avec un parent ou leurs deux parents sont 33 % à être confrontés au chômage, quand seuls 18 % 18-24 ans sont au chômage.

Plus de tensions familiales, moins d'aides financières

Les jeunes adultes déclarant des tensions avec leurs parents ont plus souvent des difficultés financières : c’est le cas pour 45 % de ceux pour lesquels les tensions sont plus ou moins fréquentes avec les deux parents, contre 21 % pour l’ensemble des 18-24 ans.

L'inverse est aussi vrai : lorsque les parents ont un faible niveau de vie, les tensions avec leurs enfants sont plus fréquentes. Pour les enfants issus des familles parmi les 20 % les plus modestes, ils sont 23 % à déclarer des tensions fréquentes avec leurs parents, contre 8 % des enfants dont les parents (au moins l'un de deux) appartiennent aux 20 % les plus aisés.

Si, d'une manière générale, les tensions ne modifient pas l'aide financière que les parents peuvent verser à leurs enfants, les étudiants voient quand même cette aide varier quand les tensions sont plus fortes. En moyenne, un étudiant reçoit une aide financière de 320 euros chaque mois de la part de ses parents quand les relations sont bonnes, un chiffre qui dégringole à 200 euros lorsque le jeune adulte entretient une relation plus conflictuelle avec l'un ou les deux parents.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.