En 2016, en France, le niveau de vie médian de la population s’élève à 20 520 euros annuels, soit un montant supérieur de 0,9 % à celui de 2015 en euros constants.

(Insee) Le niveau de vie médian des personnes vivant en ménage en France métropolitaine est de 20 520 euros, soit 1 710 euros par mois.
(Insee) Le niveau de vie médian des personnes vivant en ménage en France métropolitaine est de 20 520 euros, soit 1 710 euros par mois. © Maxppp / PHOTOPQR/L'ALSACE

Le niveau de vie des Français est ainsi ramené à son niveau d’avant la crise, selon l'INSEE. 

  • Les 10 % de personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 11 040 euros annuels. 
  • Les 10 % les plus aisées ont un niveau de vie au moins 3,4 fois supérieur, au-delà de 37 570 euros. 

En 2016, les niveaux de vie augmentent davantage dans le bas et le milieu de la distribution. Les ménages les plus modestes ont notamment bénéficié de la mise en place de la prime d’activité en janvier 2016. 

Les niveaux de vie sont en revanche stables dans le haut de la distribution et diminuent même pour les 5 % les plus aisés. 

Après une stabilité en 2015, les inégalités globales diminuent légèrement en 2016. 

En 2016, 8,8 millions de personnes vivent au-dessous du seuil de pauvreté monétaire, qui s’élève à 1 026 euros par mois. 

Le taux de pauvreté s’établit à 14,0 % de la population, après 14,2 % en 2015. 

L’intensité de la pauvreté est stable à 19,7 %. La situation vis-à-vis de la pauvreté reste très liée au statut d’activité. 

Le taux de pauvreté varie également fortement selon la situation familiale : 34,8 % des personnes vivant dans une famille monoparentale sont pauvres en 2016.

Le taux de pauvreté des chômeurs est en hausse

Le niveau de vie médian des chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) est quasiment stable (– 0,1 %). Leur taux de pauvreté reste élevé en 2016 (38,3 %). Il est en hausse de 0,7 point. Cette hausse du taux de pauvreté des chômeurs intervient dans un contexte de baisse du taux de chômage mais avec un nombre croissant de personnes au chômage en fin de droit. 

Le taux de pauvreté des actifs occupés est a contrario faible (7,7 %). Le niveau de vie médian des indépendants progresse trois fois plus que celui des salariés (respectivement de + 2,0 %et + 0,6 %). 

Leur taux de pauvreté est stable ; il reste cependant près de trois fois plus élevé que celui des salariés (17,5 % contre 6,4 %). 

Les retraités moins mal lotis

Le taux de pauvreté des retraités reste peu élevé (7,4 %) et ne connaît pas d’évolution significative entre 2015 et 2016. Leur niveau de vie médian augmente de 1,8 % en 2016, soit deux fois plus que pour l’ensemble de la population. 

Ce dynamisme tient essentiellement à un effet de structure : les nouveaux retraités perçoivent en général des pensions plus élevées que ceux qui décèdent au cours de l’année. Cette hausse du niveau de vie des retraités ne concerne cependant pas les plus modestes en 2016, dont le niveau de vie moyen stagne (– 0,1 % pour les retraités faisant partie des 10 %les plus modestes). 

Les familles monoparentales sont les plus exposées à la pauvreté La situation des familles face à la pauvreté diffère selon la composition familiale. Ne bénéficiant des revenus d’activité ou de remplacement que d’un seul parent, celui de la mère dans plus de 80% des cas, les familles monoparentales disposent du niveau de vie médian le plus faible (14 650 euros par an). 

Leurs membres sont quatre fois plus souvent pauvres que les personnes vivant dans un ménage composé d’un couple avec un ou deux enfants (34,8% contre 8,6 %).  

À l’inverse, les couples sans enfant sont les moins exposés à la pauvreté.

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