L'an passé, 3.477 personnes ont été tuées sur les routes françaises, contre 3.461 l'année précédente. Un chiffre quasi-stable, mais dont les autorités ne veulent pas se contenter.

Opération crash test avec des lycéens en Alsace
Opération crash test avec des lycéens en Alsace © Maxppp / Hervé Kielwasser

Douze ans de baisse, un niveau historiquement bas en 2013, puis trois années de hausse plus ou moins fortes... Les chiffres de la Sécurité routière, s'ils sont sans commune mesure avec ceux connus jusqu'au début de années 2000, restent toutefois préoccupants.

D'autant que ce ne sont pas uniquement les conducteurs qui subissent la violence routière. De plus en plus, les piétons et les cyclistes représentent une part importante des drames : 559 victimes pour les premiers (19 % de plus qu'en 2015), 162 morts pour les seconds (+ 9 %). Mécaniquement, le nombre d'automobilistes tués est lui en baisse : 36 % de moins qu'en 2015 (1.760 morts en un an).

Pour Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité routière, il faut toutefois tenir compte de la densité de la circulation, particulièrement importante : "On ne peut évidemment pas se contenter d'une stabilisation. Mais ce bilan est contrasté parce que nous disposons cette année du nombre de morts par milliard de kilomètres parcourus, et nous sommes revenus à un ratio très proche de celui de l'année 2013, la meilleure année de la Sécurité routière. Pour faire simple : on a beaucoup plus roulé en 2016, ce qui relativise les chiffres en valeur absolue."

Pas question cependant de nier la gravité de la situation : "La Sécurité routière, c'est une politique de santé publique. D'autant que pour 3.477 morts, vous devez compter sept fois plus de blessés très graves..."

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