Dans l'avion qui le ramenait à Rome, le souverain pontife a estimé que les homosexuels ne devaient pas être marginalisés ou faire l'objet de jugements.

le pape appelle à l'intégration des homosexuels
le pape appelle à l'intégration des homosexuels © reuters

Le pape François a quitté le Brésil dimanche soir et a donné Sa première véritable conférence de presse depuis son élection en mars 2013, en répondant aux questions des journalistes qui l'accompagnaient à bord de l'appareil. La conversation, de près d'une heure et demie, a été détendue mais sérieuse.

Le problème n'est pas d'avoir cette tendance, c'est de faire du lobbying

Aux journalistes qui l’interrogeaient sur la position de l’Église en matière d'homosexualité, le souverain pontife a répondu par une autre question : "Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? ". Il a par ailleurs rappelé la position officielle de l’Église, qui considère les actes homosexuels comme un péché, pas l'orientation sexuelle , et a condamné le "lobby gay "mais plus largement tous les lobbies "les lobbies politiques, les lobbies maconiques, il existe tant de lobbies. C'est cela le pire des problèmes ", a-t-il poursuivi.

Femmes prêtres et banque du Vatican

Sans esquiver aucune question, mais en prenant de longues pauses de réflexion, le pape a répondu a plusieurs autres questions sur des sujets brulants ou controversés. Il a ainsi pu évoquer plus largement la sexualité dans l’Église, distinguant le pénal du religieux, les délits comme "les abus sur mineurs " et les péchés, notamment les "péchés de jeunesse ". "Des laïcs, des prêtres, des sœurs ont fait des péchés et se sont convertis. Quand le Seigneur pardonne, il oublie tout " a-t-il pu expliquer.

Il a aussi réitéré l'opposition de l’Église à l'ordination de femmes prêtres , mais a souhaité qu'elles occupent des responsabilités importantes dans les activités pastorales et administratives de l’Église. François a enfin évoqué les scandales financiers et les critiques qui touchent l'Institut pour les œuvres de religion (IOR), la banque du Vatican. Il lui est notamment reproché de ne pas respecter les critères internationaux de transparence dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d'argent et l'évasion fiscale. Le 266e pape de l’Église catholique a souhaité que l'IOR devienne "honnête et transparent "

Première conférence de presse pour le Pape François - Anaïs Feuga

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.