La centrale nucléaire de Cattenom
La centrale nucléaire de Cattenom © MaxPPP/Le Républicain Lorrain/Julio Pelaez

Le PPI, plan particulier d'intervention , va passer de10 kilomètres à 20 kilomètres autour des centrales nucléaires françaises. Annonce faite mardi par Ségolène Royal, alors que l'on commémorait le 30ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl.

Le PPI, ce sont les mesures d'urgence qui s'appliquent en cas d'accident grave dans une zone délimitée . Le préfet doit ainsi prévoir des distributions de cachets d'iode, les lieux d'évacuation, le confinement...

Pour l'association nationale des commissions locales d'information (Anccli), cette annonce de la ministre est une satisfaction même si les recommandations des autorités de sûreté nucléaire sont loin d'être respectées.

Les autorités de sûreté nucléaires de l'Europe ont décidé à l'analyse de l'accident de Fukushima que ces plans devraient aller jusqu'à 100 km, explique ainsi Jean-Claude Delalonde, le président de l'Anccli.

L'Anccli déplore également la lenteur du gouvernement pour appliquer des mesures promises après Fukushima.

Le gouvernement a pris la décision en février 2014 , il y a maintenant 26 mois, d'élaborerun plan national de réponse à un accident nucléaire ou radiologique , qui n'est toujours pas en application, détaille le président de l'Anccli.

Pour Greenpeace et l'ONG Sortir du nucléaire, cette extension est loin d'être satisfaisante. "Des miettes" dit Sortir du nucléaire. Greenpeace rappelle que "l'impact radiologique de Fukushima s'étendait sur un périmètre de 100 kilomètres. En ce qui concerne la catastrophe de Tchernobyl, le périmètre était de 300 kilomètres".

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