La future réforme du lycée professionnel a été présentée ce lundi matin, pour un vote prévu en fin d'année. Pour le ministre de l'Éducation nationale, le lycée pro est la deuxième priorité, juste derrière l'école primaire. Une filière qui permet souvent de travailler rapidement, mais souvent dévalorisée.

Jean-Michel Blanquer le 17 mai 2018
Jean-Michel Blanquer le 17 mai 2018 © AFP / Avenir Pictures / CrowdSpark

Pour le ministre, revaloriser la filière professionnelle passe d'abord par des lieux plus attrayants, pour donner envie aux élèves d'y travailler. "Il y aura des campus, des lieux agréables pour travailler", assure Jean-Michel Blanquer. "Il y aura des terrains de sports, des internats pour qu'on puisse venir de loin, des réseaux d'établissements, ce qui signifie que plusieurs lycées professionnels appartiendront ensemble à un réseau thématique national. Cela permet d'être relié aux professionnels d'un métier, pour faire évoluer les compétences, pour offrir des stages aux élèves... Tout ceci va créer de l'attractivité."

Une attractivité qui permettra de faire grimper le nombre d'élèves en lycée professionnel, qui représentent un tiers des lycéens aujourd'hui.

La réforme prévoit ensuite de réviser la carte des formations. Une commission sera chargée de les évaluer et de supprimer les filières peu attractives avec peu de débouchés. 

Le troisième axe prévoit des parcours différenciés. Le CAP pourra se passer en un, deux ou trois ans, et l'apprentissage sera développé. On compte aujourd'hui 260.000 apprentis, dont 23.000 en lycée professionnel.

"Tout est fait pour qu'on y aille par envie"

Les bacs pro seront regroupés dans une quinzaine de familles de métiers. En seconde, l'élève choisira une famille ("métiers de la mer" par exemple) et en 1ère, il accédera à une spécialité (comme "maintenance nautique"). Pour Jean-Michel Blanquer, "ça permettra d'avoir une vision plus large au début, et ainsi de pouvoir faire des choix qui se précisent avec le temps. Tout ceci est fait pour qu'on y aille par envie, par désir, et que ce ne soit pas une régulation par le système qui aboutisse à ce que des jeunes se trouvent dans un endroit qu'ils n'avaient pas souhaité."

Enfin, les élèves de seconde passeront un test de positionnement dès la rentrée prochaine : pour voir leur niveau en français et en math, et y remédier avec des heures d'accompagnement si besoin.

► SUR LE WEB | Le plan de réforme du lycée professionnel sur le site de l'Éducation nationale

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