Mardi dernier "il y a eu des incidents dans le centre. Un supporteur du PSG a été coursé dans les rues de Marseille, ça a failli mal se finir. Il y a eu aussi d'autres incidents", expliquait le préfet pour justifier sa décision. Il est finalement revenu sur cet arrêté, lui préférant des recommandations.

Le port du maillot du PSG sera interdit dans un périmètre autour du Vieux-port de Marseille dimanche soir, lors de la finale de la Ligue des Champions
Le port du maillot du PSG sera interdit dans un périmètre autour du Vieux-port de Marseille dimanche soir, lors de la finale de la Ligue des Champions © Maxppp / La Provence / Patrick Nosetto

Depuis la veille, Emmanuel Barbe, le préfet de Police des Bouches-du-Rhône justifiait son arrêté interdisant la présence de supporters du PSG ou de "personnes se présentant comme tels" dimanche à Marseille par sa volonté d'éviter les incidents qui ont eu lieu mardi : "Pourquoi j'ai pris cette décision ? Tout simplement parce que lors de la qualification du PSG en finale, ça s'est mal passé."

"Il y a eu des incidents dans le centre. Un supporteur du PSG qui a été coursé dans les rues de Marseille, ça a failli mal se finir. Il y a eu aussi d'autres incidents", ajoutait le préfet. "Il faut bien être conscient que la loi fait du non-respect de cette obligation un délit qui est puni d'une peine de 30 000 d'amende et de six mois d'emprisonnement et d'une interdiction obligatoire de stade. Donc, je le dis à d'éventuels supporteurs du PSG : faites attention parce que la loi est très sévère", martelait-il au micro de Mathilde Vinceneux.

Le port du maillot du PSG était interdit dans un périmètre autour du Vieux-port de Marseille ce dimanche 23 août dans la soirée, lors de la finale de la Ligue des Champions opposant le club parisien au Bayern de Munich.

Finalement, le même préfet de police a revu sa décision, face à "l’incompréhension" suscitée. Il a donc abrogé l’arrêté pris 24 heures plus tôt.

"Cet arrêté avait pour seul objet la protection des supporters parisiens, et ne visait en aucun cas à restreindre la liberté de circulation", se justifie la préfecture de police dans son communiqué. "Face à l’incompréhension suscitée par cet arrêté, le préfet de police a décidé ce jour de l’abroger."

Plutôt que de leur interdire d’exprimer leur future joie (ou leur future déception), la préfecture préfère donc "inviter instamment les supporters parisiens qui assisteront à des retransmissions de la finale à Marseille à ne pas porter de signes ostentatoires dans l'espace public et à faire preuve de modération dans leurs éventuelles célébrations afin de ne pas être pris à partie".

Ce que disait l’arrêté en question

Dimanche entre 15h00 et 3h00 du matin, la “présence de supporters du PSG ou de personnes se présentant comme tels et se comportant comme tels” devait être interdite autour du Vieux-Port, où de nombreux bars retransmettent les matches, par mesure de sécurité.

Devaient aussi être interdits les chants, les maillots, ou les écharpes de supporters du PSG, dans les 1er, 2e, 6e et 7e arrondissement de la ville, dès 15h dimanche, alors que le club de la capitale jouera la finale de la Ligue des Champions contre le Bayern Munich.

"Je voudrais aussi dire à ceux qui avaient cherché la bagarre avec des éventuels supporteurs du PSG que la loi pénale s'applique aussi à eux sans que j'ai besoin de prendre un arrêté. Donc j'entends que le centre de Marseille reste calme et immun ces bagarres", maintient le préfet.

Mardi soir, selon la préfecture de police, des regroupements de plus de 250 personnes ont eu lieu à Marseille, donnant lieu à deux agressions de personnes portant un maillot du club parisien, et à “des tentatives d’intimidation visant à interrompre la retransmission du match”.

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