22 jeunes victimes d'attentats venus du monde entier passent une semaine ensemble en région parisienne pour échanger et se reconstruire. C'est le projet Papillon.

Ils sont invités par l'AfVT, l'association française des victimes du terrorisme, dans le cadre du projet Papillon. Entourés de psychologues, ils partagent leurs expériences. Car après un drame aussi traumatisant, libérer la parole est souvent difficile.

Sephora et Viviana  par exemple participent au projet Papillon. Les deux jeunes filles d'une vingtaine d'années ont participé à un groupe de parole pendant deux heures. Cette Israélienne et cette Colombienne ont parlé entre victimes du drame qu'elles ont vécu.

Dès que je suis arrivée ici, je me suis dit "Ah! je vais enfin décompresser (...). Chez moi, je ne parle pas de ça", témoigne Sephora israélienne victime d'un attentat à 12 ans.

On parle la même langue, celle du terrorisme, pour Viviana, colombienne, parce que nous avons vécu des histoires qui se ressemblent beaucoup

Sephora a l'impression de trouver une famille, la famille des victimes de terrorisme. Avant elle ne voulait plus sortir dans la rue.

Aujourd'hui, j'ai appris à avoir confiance en moi et aux autres, dit Sephora.

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►►► A VOIR | La vidéo du premier projet Papillon , en 2014

Le processus de reconstruction est lent, souvent douloureux, mais nécessaire, explique Guillaume Denoix de Saint Marc, président de l'association française des victimes du terorisme

Arriver à maîtriser cette boule à l'estomac, les cauchemars, cette incapacité à dire les choses, pour arriver à ce que ça disparaisse... la cicatrice sera toujours là, mais elle fait partie d'un tout qu'on arrive à gérer.

Une fois la semaine écoulée, l'association continuera de suivre ses anciens stagiaires à travers le monde. Et l'an prochain,  le projet Papillon devrait accueillir plus de victimes des attentats du  13 novembre 2015 à Paris.