[scald=60371:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste est démuni face au refus de Jean-Noël Guérini de démissionner de ses mandats, a concédé jeudi Benoît Hamon, qui demande toutefois aux instances concernées de veiller à ce que le sénateur des Bouches-du-Rhône n'exerce aucun rôle.

Le bureau national du PS a demandé mercredi soir la mise en retrait de Jean-Noël Guérini, mis en examen notamment pour prise illégale d'intérêts et association de malfaiteurs dans une affaire de marchés publics présumés frauduleux impliquant son frère Alexandre.

L'ex-dirigeant de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, qui préside toujours le conseil général, a répondu qu'il accomplirait son mandat "jusqu'au bout". "Je suis innocent", a-t-il dit.

"Il refuse de le faire, dont acte, mais c'est pour nous une situation que nous regrettons parce qu'on voit bien aujourd'hui la manière dont la droite se sert de ça", a commenté jeudi Benoît Hamon, porte-parole du PS, lors de son point de presse hebdomadaire.

"Aujourd'hui, devant son refus de démissionner du conseil général, nous avons peu d'instruments puisqu'il est président de plein droit de l'exécutif", a-t-il ajouté.

"Je rappelle qu'il est présumé innocent et que c'est pour cela qu'il ne pouvait pas être exclu du Parti socialiste", a-t-il expliqué.

"Mais nous demanderons au groupe socialiste au conseil général, comme au groupe socialiste au Sénat, pour l'autre de ses mandats, et à la fédération socialiste de veiller à ce qu'il n'exerce plus de rôle, d'une manière ou d'une autre, dans le fonctionnement normal de la majorité socialiste et de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône", a déclaré Benoît Hamon.

Jean-Noël Guérini devait présider vendredi l'assemblée plénière du conseil général des Bouches-du-Rhône.

Sophie Louet, édité par Patrick Vignal

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