[scald=63985:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste français s'est indigné lundi des attaques comparant le candidat socialiste à la présidentielle François Hollande à Babar, l'éléphant de livres pour enfants.

Le ton est monté ces derniers jours entre le parti de Nicolas Sarkozy et le candidat PS. L'UMP, qui présente François Hollande comme incapable d'assumer la fonction de chef de l'Etat, prépare une diffusion massive de tracts contre lui.

Pierre Moscovici a répliqué sur France 2 par l'ironie au ministre UMP de l'Education Luc Chatel qui, en face de Babar, l'éléphant gentil qui sert à "endormir les enfants", a dit ce week-end voir le chef de l'Etat sortant en "Astérix", l'irréductible Gaulois de petite taille.

"On pourrait continuer la métaphore en disant qu'Astérix a perdu sa potion magique", a dit Pierre Mosocovici.

A ses yeux, cependant, le débat électoral ne peut se situer sur ce terrain. "Je voudrais pousser un coup de gueule (...) Une élection présidentielle, ça doit être marqué par le respect. Quand on n'a à la bouche que des invectives, quand on n'a que des boules puantes comme technique, que des petites phrases, j'en appelle au respect", a-t-il dit.

"CAPITAINE DE PÉDALO", MELENCHON PERSISTE

Le député socialiste Jack Lang s'est aussi indigné de l'utilisation de l'image de Babar, qu'il voit comme une "campagne ordurière".

"D'étranges convergences dans l'insulte grossière unissent le cabinet noir de l'Elysée, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen", dit-il dans un communiqué.

Le candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon a en effet qualifié François Hollande durant le week-end de "capitaine de pédalo", exprimant ainsi qu'à ses yeux il ne pouvait diriger pendant la tempête.

Lundi, l'ancien socialiste a refusé de s'excuser, estimant que ce qu'il appelle les "piques" faisaient partie du débat.

L'UMP concentre ses attaques sur François Hollande sous les angles de son inexpérience gouvernementale et de sa supposée indécision, qu'elle oppose à ce qu'elle présente comme la capacité de Nicolas Sarkozy à diriger le pays par gros temps.

La cote de popularité de Nicolas Sarkozy, même si elle est toujours négative, est fortement remontée dans plusieurs baromètres après le récent sommet du G20 à Cannes.

Les sondages électoraux donnent cependant toujours François Hollande en tête du premier tour avec plus de 30% des voix, et le créditent d'une victoire au second tour face à Nicolas Sarkozy avec plus de 60% des voix.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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