François Hollande et le roi Salmane d'Arabie Saoudite
François Hollande et le roi Salmane d'Arabie Saoudite © Reuters

Un débarquement. Il n'y a pas d'autres mots, car le roi Salmane ben Adbelaziz Al Saoud arrive avec une cour d'un millier de personnes. Et la plage publique qui borde sa villa a été privatisée pendant son séjour.

Il aura fallu deux avions pour que toute la suite du roi d’Arabie Saoudite puisse arriver en France. Les deux Boeing 747 de la Saudi Arabian Airlines ont atterri à 18h05 et 18h25 ce samedi à l'aéroport de Nice Côte d'Azur. Après une cérémonie d'accueil à l'aéroport, en présence notamment de l'ambassadeur d'Arabie Saoudite en France et du préfet des Alpes-Maritimes, le monarque saoudien et ses nombreux accompagnateurs ont pris la direction de Vallauris Golfe-Juan, où est située sa propriété. Pour s’y rendre : une Mercedes blanche, escortée de deux motards de la police nationale et suivie d'une ambulance. La circulation a été interrompue pendant quelques minutes sur la route qui longe la demeure royale.

Un invité qui prend un peu trop de place aux yeux de certains. Le reportage à Vallauris de Benjamin Mathieu (France Bleu Azur)

Une privatisation temporaire qui ne passe pas

Par arrêté préfectoral, l'accès au littoral voisin de la villa royale, et notamment de la plage publique de la Mirandole, a été interdit au public dès samedi matin et pendant trois semaines. La navigation en mer est également interdite depuis samedi midi. Un scandale pour les plus de 110.000 riverains et vacanciers lambda qui ont signé une pétition.

Jean-Noël Falcou, élu de l'opposition à Vallauris, est celui qui a lancé la pétition (au micro France Bleu Azur de Benjamin Mathieu). Il est un peu dépassé par les événements.

Le reste de la délégation saoudienne a pris ses quartiers d'été dans les palaces de Cannes et d'Antibes.

De gros enjeux économiques

Si les autorités françaises sont aux petits soins avec le roi d'Arabie Saoudite, c'est en vue du forum de Ryad en octobre prochain. A la clef, 30 à 40 milliards d'euros de contrats pour la France. Le roi Salmane ne devrait donc pas être titillé sur le cas du blogueur Raef Badaoui, condamné à 10 ans de prison et mille coups de fouet pour "insulte à l'islam", et qui mobilise la communauté internationale.

Les précisions de notre correspondance à Ryad, Clarence Rodriguez.

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