Rien n’est fait à l’approche de l’hiver pour éviter que des sans-logis ne meurent de froid dans les rues, alerte le Samu social qui appelle les collectivités à plus de solidarité.

Maraude du Samu social à Lille
Maraude du Samu social à Lille © Maxppp / Alexis Christiaen

Saturées, les lignes du 115, numéro d’appel d’urgence pour ceux qui n’ont plus nulle part ou dormir.

Débordées, les équipes du Samu social, obligées de choisir à quelle famille donner la dernière place en hôtel pour la nuit, laissant toutes les autres sans toit.

30% de demande d’hébergement refusées

Alors que la trêve hivernale des expulsions et le plan hiver pour les sans-abris ont démarré au 1er novembre, le Samu social revient à la charge, alertant sur l’urgence d’une situation devenue ingérable : la pauvreté augmente, la précarité s’installe, la question des migrants n’est pas gérée sur le long terme, le nombre de places d’hébergement d’urgence ne suffit plus, et de loin. Dernière évolution particulièrement inquiétante : de plus en plus ce sont des familles avec enfants qui font appel, en dernier recours, au 115. 30% des demandes sont refusées chaque jour faute de place.

REPORTAGE sur la plateforme d’écoute téléphonique du Samu social, par Thibault Lefebvre :

Et pourtant l’Etat a libéré 2870 places d’hébergement d’urgence cette année. Même cet effort n’est pas à la hauteur de l’explosion des demandes. Alors comme chaque début d’hiver, mais avec la force du désespoir, le président du Samu social tire à nouveau la sonnette d’alarme, dans une tribune publiée par Le Monde le 1er novembre.

L’Etat et le Samu social ne cessent de courir après l’urgence, et n’arrivent pas à faire face à la situation, explique-t’il sur France Inter :

Eric Pliez appelle les communes et régions à prendre leur part de familles et de personnes sans-abris, pour éviter, enfin que l’hiver n’amène toujours plus de morts de froids dans nos rues.

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