Les lieux de vente de jeux vidéo sont fermés en raison des nouvelles restrictions pour lutter contre la pandémie de Covid-19. La décision est jugée incompréhensible alors que c' est le premier bien culturel vendu en France.

Le magasin Micromania à Levallois-Perret
Le magasin Micromania à Levallois-Perret © AFP / Mathieu Menard / Hans Lucas

Ils ont été plusieurs ce week-end à s'interroger sur la fermeture des magasins de jeux vidéos à l'occasion des nouvelles règles de "freinage" de l'épidémie de Covid-19. 

Après les secteurs du textile et de l'habillement, qui ont jugé que la fermeture de leur commerce était ressenti comme un acharnement,  c'est le secteur des jeux vidéo qui conteste la fermeture de ses boutiques. Le secteur représente 30 millions de personnes et  5,3 milliards d'euros de chiffres d'affaires en 2020. Il n'a pas souffert de la crise, mais les professionnels considèrent cela incompréhensible. 

Sur France Inter, dans Questions Politiques, Jean-Luc Mélenchon s'est lui-même interrogé, alors que "les Français sont de grands consommateurs de culture" et que le secteur du jeu vidéo est le premier en terme de poids économique. 

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"Pourquoi l'arbitrage a été négatif pour le jeu vidéo et positif pour d’autres industries culturelles ?", s’est aussi demandé ce dimanche sur franceinfo le député LREM du Maine-et-Loire Denis Masséglia, président du groupe d’études jeux vidéo à l’Assemblée nationale.

La liste n'est pas fermée a répondu aujourd'hui Alain Griset.  Selon le ministre chargée des petites et moyennes entreprises,  la liste des commerce autorisés à rester ouverts pourra évoluer "en cas d'aberration". 

Les professionnels interpellent la ministre de la Culture

Le SELL (syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs) a également fait part de son incompréhension.    

"J’appelle le ministère [de la Culture] à réagir et à revenir sur le sujet. En plus, ça crée des situations assez extraordinaires : on a un grand magasin de vente de produits culturels en France qui vend des livres, des CD, des consoles de jeux vidéo, mais qui ferme uniquement la partie jeux vidéo", affirme Denis Masséglia. 

"Donc, on peut aller dans ce magasin-là, mais on ne peut pas accéder à la zone jeux vidéo : c’est quelque part incompréhensible." 

Cette décision s’explique-t-elle par le fait que beaucoup d’achats de jeux vidéo sont aujourd’hui dématérialisés ? 

Le SELL rappelle que les lieux de ventes restent très fréquentés par les joueurs malgré l'usage de la vente en ligne.