Après la CFDT, c’est au tour de la CGT d’être prise pour cible à quelques jour d’une manifestation contre le projet de loi travail.

Le siège de la CGT dégradé (Montreuil)
Le siège de la CGT dégradé (Montreuil) © Radio France / CGT

Le siège de la CGT, situé à Montreuil (93), a été attaqué dans la nuit de vendredi à samedi. Deux personnes encagoulées ont franchi les grilles munis de marteaux et cassé plusieurs vitrines avant d'être mis en fuite par les vigiles.

« On a évité le pire » a réagit Philippe Martinez, le secrétaire général du syndicat en pointe dans le mouvement contre le projet de Loi Travail. Il assure que le siège de la CGT n’avait jamais été victime de violences d’une telle ampleur.

Ça fait un moment que le climat est malsain, ça fait un moment qu'on essaie, sous des formes diverses, de peser sur ce mouvement social. Rien ne nous détournera des objectifs qui nous sont fixés et du mouvement social qui est en cours depuis plus de quatre mois.

La prochaine manifestation contre le projet El Khomri est programmée mardi prochain, à l’appel de l’intersyndical réunissant les organisations opposées au texte.

Jean-Claude Mailly, numéro un de Force Ouvrière, a réagi cet après-midi sur Twitter.

Mais aussi Laurent Berger, à la tête de la CFDT, favorable au texte El Khomri.

Des violences qui font écho à celles de jeudi, quand la façade du siège de la CFDT, dans le XIXe arrondissement de Paris, avait été ciblée quelques heures après la dispersion de la manifestation autorisée contre la loi El Khomri. Des manifestants avaient brisé les vitres et inscrit sur la façade : "C'est fini de trahir".

Cet après-midi, le gouvernement a lui aussi condamné immédiatement l’attaque contre la CGT

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve a précisé avoir demandé au préfet de police "que tous les moyens soient mis en œuvre pour retrouver les auteurs et les mettre à la disposition de la justice".

Pour Stéphane Sirot, historien spécialiste des syndicats, ces actes ne sont pas à prendre à la légère. "Il y a une incapacité à contrôler les violences. Après quatre mois de mouvement contre la loi travail, la société est sous tension. Le risque, c'est que ça empire à la rentrée de septembre..."

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