Accident de TGV
Accident de TGV © MaxPPP / Jean-Marc Loos

La SNCF a dévoilé jeudi les premiers éléments de l'enquête sur l’accident mortel de TGV samedi en Alsace. Un freinage « tardif » et une vitesse excessive seraient à l’origine du drame qui a coûté la vie à 11 personnes, dont des enfants. Le train à grande vitesse circulait à 243 km/h au lieu de 176 précise la compagnie, avant de dérailler, de percuter un pont et de chuter de la ligne ferroviaire.

« Aucune autre cause n’a pu être relevée » a déclaré Christian Cochet, responsable des audits de la SNCF. Des mesures disciplinaires vont être engagées, selon l'entreprise. L'enquête devra éclaircir "la présence imprudente d'enfants à bord et de sept personnes en cabine de conduite , un certain manque de rigueur dans la préparation de la liste des personnes et son contrôle. Enfin, sans doute figurent (...) des erreurs de comportements humains à la fois en cabine et dans la relation entre la cabine et la rame ", ont déclaré les présidents de la SNCF Guillaume Pepy et de SNCF Réseau Jacques Rapoport.

Guillaume Pepy et Jacques Rapoport ont également annoncé le gel, jusqu'aux résultats de l'enquête, des essais sur LGV, et la remise à plat de l'ensemble des procédures d'essais sur ligne à grande vitesse , avec un comité d'expertise confié à André-Claude Lacoste, ancien patron de l'Autorité de sûreté nucléaire.

Laurent Kramer a suivi la conférence de presse de la SNCF pour France Inter :

Cheminots et enfants parmi les victimes

Parmi les victimes, il y a plusieurs enfants. "Ils n'auraient pas dû être à bord de cette rame d'essai " : explique le président de la SNCF Guillaume Pepy.

L’accident a également fait 42 blessés, dont quatre sont encore dans un état critique, parmi les 53 passagers, techniciens de la SNCF, familles des cheminots et autres invités qui avaient pris place à bord de la rame.

Le train à grande vitesse effectuait un parcours d’essai entre Saverne et Strasbourg sur la nouvelle portion du TGV Est, qui doit entrer en service en avril 2016. L’accident est survenu sur la commune d’Eckwersheim, dans le Bas-Rhin, juste avant la jonction avec le trajet classique, avant la gare de Strasbourg.

Le conducteur nie tout excès de vitesse

Le conducteur du train est un homme « très expérimenté » a indiqué le procureur adjoint du parquet de Strasbourg, Alexandre Chevrier. Il affirmait avoir respecté la vitesse qui lui était assignée par le plan de route, soit 176 km/h.

C’est le premier déraillement mortel dans l’histoire du TGV depuis sa mise en service en 1981.

Plusieurs morts dans le déraillement d'un TGV d'essai
Plusieurs morts dans le déraillement d'un TGV d'essai © IDÉ
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