Munis d'un stylo, d'un micro ou d'une caméra, ils sont les scribes du Tour. A 91 jour du final du 100e Tour, racontons ceux qui racontent : les journalistes.

Sans presse, pas de Tour

Invention de journalistes, pour « doper » les ventes, le Tour ne pourrait pas vivre sans ce qu’on appelle aujourd’hui la médiatisation. Et très vite, la presse populaire s’est précipitée sur les routes pour rendre compte de ce qui était alors, plus qu’un exploit sportif, une grande aventure.Au début du 20ème siècle, pas de télévision, très peu de radio, c’est donc sur papier que les spectateurs se renseignaient : ainsi, en 1934, cette double page finalement très informative du très populaire supplément illustré du Petit journal (le journal à 1 sou, fondé en 1863).

Le 34e Tour de France
Le 34e Tour de France © Gallica / Le Petit Illustré

Les grandes voix du tour

De la TSF à la télévision, le Tour a été une sorte de laboratoire pour les journalistes et les commentateurs invités à littéralement inventer un genre.Les grandes voix en sont connues, Jean-Paul Brouchon pour Radio France bien sûr, mais aussi Georges Briquet, Robert Chapatte ou encore Léon Zitrone, capable de commenter un mariage princier, un défilé du 14 juillet, la course du tiercé mais aussi l’arrivée du Tour.

Ici, au Parc des Princes pour la dernière étape du Tour du cinquantenaire en 1953.

Le Tour et la radio, 84 ans de vie commune

Depuis 1929, la radio est associée au Tour, les premiers reportages étant d’ailleurs financés par deux journaux : L’intransigeant et Match. Les auditeurs ont à cette époque là des nouvelles fraîches enregistrées sur disques…Première PDG de Radio France de 1975 à 1981, Jacqueline Baudrier a eu l’occasion de suivre plusieurs étapes du Tour de France, comme ici, en 1977, en compagnie de Jacques Goddet, Directeur du Tour de 1936 à 1987.

Jacqueline Baudrier et Goddet sur le Tour en 1977
Jacqueline Baudrier et Goddet sur le Tour en 1977 © Radio France / Roger Picard

Le peloton des journalistes

Pour l’édition du centenaire, 2000 journalistes, pas moins, sont accrédités par l’organisation. Comme ils ont à peu près tous les mêmes préoccupations aux mêmes moments, on obtient sur la ligne d’arrivée une véritable cohue…dont la restitution à l’antenne n’est pas toujours à l’avantage des coureurs qui viennent de passer plusieurs heures en selle.Illustration avec cette arrivée en 2003.

Cohue des médias à l'arrivée, 2003
Cohue des médias à l'arrivée, 2003 © Radio France / Christophe Abramowitz

La fraternité des suiveurs

Dans la salle de presse ou au village (inventions récentes à l’échelle de l’histoire du Tour), il y a une hiérarchie. Les plus anciens sont regardés et écoutés avec respect, et ils se reconnaissent entre eux. Les traditions s’imposent et il est difficile pour les néophytes de trouver leurs places. Même dans la presse, les spécialistes du Tour sont une espèce à part.

En 2005 pour France Inter, Philippe Reltien est allé à leur rencontre.

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